pour son livre Ce qui est arrivé aux Kempinski paru aux éditions de l'Olivier

Agnès Desarthe-Ce qui est arrivé aux Kempinski
Agnès Desarthe-Ce qui est arrivé aux Kempinski © Editions de l'Olivier

Une femme se réveille et s’arrache, comme chaque matin, à un gouffre dont il lui semblait, la veille au soir, impossible de jamais sortir. La vie la grignote, les enfants la dévorent, le temps la rend pesante.

Pourtant, depuis toujours le diable, avec qui elle discute de temps à autre, la guette, lui promettant, tous les trésors de la terre. Mais pour cela, il lui faudrait renoncer. A elle, à sa fougue d’autrefois, au souvenir de sa jeunesse, à son âme, même si, aujourd’hui, elle la cherche désespérément dans les piles de linge sale et la vaisselle du dîner. Elle est si fatiguée, tellement déçue, pourquoi ne pas céder, enfin ?

Mais les femmes, parfois, ont de ces trucs déconcertants pour se dérober au dernier moment : une course à faire, un appel d’enfant, une daube qui mijote et qu’il ne faut pas laisser brûler. Ou juste un rayon de soleil qui dissipe soudain la grisaille du jour.

Agnès Desarthe connaît tous les tours, tous les trucs, tous les rêves, toutes les ruses, les histoires et les minuscules combats qu’il faut mener pour arriver au bout de sa journée, de son livre, de sa vie. Elle les écrit et les décrit, livre après livre, convoquant magie et désillusion, mystère et humour, larmes et rires. Derrière le trivial et le familier de nos petites destinées, elle débusque comme personne la trame secrète sur laquelle s’inscrivent nos cheminements, incompréhensibles pour les autres.

Son dernier livre,Ce qui est arrivé aux Kempinski, tout juste paru aux éditions de L’Olivier, regroupe 14 histoires dérangeantes, drôles et cruelles, qui racontent la vie étrange de gens bizarres qui nous ressemblent assez étonnamment.

Agnès Desarthe, la magicienne, est, ce soir, l’invitée de l’Humeur Vagabonde.

Le reportage de Gladys Marivat

Dans les nouvelles d'Agnès Desarthe, les femmes volent comme des oiseaux, les hommes rêvent de chanter, crier et caqueter, et un faisan bavard croisé à l'orée d'un bois aide une mère fuyant un ado en crise à passer à travers l'orage.

Guide nature et ornithologue au Parc de Marquenterre en Baie de Somme, Philippe Carruette était sans doute le mieux placé pour nous parler de la fascination qu'exercent les volatiles sur nous, pauvres marcheurs.

27 ans qu'il arpente ce parc et c'est toujours avec un enthousiasme d'enfant qu'il m'a raconté les oiseaux migrateurs qui reviennent d'Afrique et la nidification des cigognes, des pouillots véloces et même des pinsons les plus communs par une journée venteuse et pluvieuse de mai.

Les invités
Les références
L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.