Christian Oster est ce soir l'invité de l'Humeur Vagabonde pour "En ville", paru le 3 janvier 2013 aux éditions de l'Olivier

"En ville"
"En ville" © Editions de l'Olivier

Jean – mais on ne saura qu’à la moitié du livre qu’il s’appelle Jean - s’en va dîner chez des amis avec qui il doit partir à nouveau en vacances l’été prochain. Enfin des amis, c’est beaucoup dire puisqu’ils ne savent en fait pas grand-chose les uns des autres en dehors de leurs métiers et de leur situation, en couple, séparés, seuls. Jean –o n apprendra plus loin qu’il a 59 ans et qu’il trouve que sa vie file de plus en plus vite - travaille dans l’édition, mais dans une branche, l’astrophysique, qui le laisse heureusement à l’écart de l’agitation. Il a eu des relations vaguement amoureuses avec des femmes qui se sont éloignées sans drame. Il se cherche un nouvel appartement tout en se demandant s’il doit quitter Paris et aussi accepter d’être bientôt père d’un enfant qu’il n’a pas souhaité. Il se sent flou. Mais les autres semblent le trouver rassurant et solide, ce qui l’étonne et lui fait un peu plaisir quand même.

Le dernier roman de Christian Oster, « En ville », paru aux éditions de l’Olivier, est un délice doux-amer que l’on est tenté de reprendre à la première ligne dès qu’on l’a achevé. Ses fidèles y retrouveront cet art de la description minutieuse des petits riens de la vie, entre mélancolie et absurde, où semblent flotter ses personnages masculins obstinément désemparés. Mais ici son écriture si subtilement agencée a pris une ampleur nouvelle qui nous embarque dans une histoire apparemment banale qui, l’air de rien, nous parle du plus essentiel de l’existence : la perte, la peur, la solitude, l’amitié, l’espérance de l’amour et l’acceptation détachée de nos ratages incessants.

Le résumé du livre

Les projets de vacances en Grèce de cinq amis sont remis en cause par divers événements : Georges tombe amoureux, William est victime d'une embolie, Paul et Louise parlent de se quitter... Prix Landerneau 2013.

La micro-fiction de Judith Soussan

Le pont des Arts
Le pont des Arts © Radio France / Poulpy

Humour masqué, écriture sur un mode mineur, un peu l’air de rien, goût des petites choses et de l’imparfait du subjonctif… à partir de quelques traits de l’écriture de Christian Oster qui m’ont plu, et de deux passages d’En ville en particulier (pages 34 et 55, pour les curieux), je me suis lancée dans une petite histoire « à la manière de »

Tout part d'un pont, et de quelques cadenas...

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