"Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon" vient de paraître aux éditions de l'Olivier,et c'est peut -être l’un des plus beaux livres de Jean-Paul Dubois, il déchire le cœur et console en même temps

L'écrivain Jean-Paul Dubois à Toulouse.
L'écrivain Jean-Paul Dubois à Toulouse. © Maxppp / PHOTOPQR/LA DEPECHE DU MIDI/ XAVIER DE FENOYL

Emprisonné depuis deux ans à la prison de Montréal, Paul Hansen y partage sa cellule avec un terrifiant Hells Angel que, doué pour écouter, il a fini par apprivoiser. Chaque nuit ses morts bien aimés le visitent et l’aident à démêler les fils embrouillés de sa vie. Né à Toulouse d’un père danois, doux pasteur ayant perdu la foi, devenu accro aux jeux de hasard, et d’une mère gauchiste, suprêmement belle, exploitant un cinéma d’avant-garde, Paul Hansen a fait sa vie au Canada où il est devenu gardien et homme à tout faire de l’Excelsior, une résidence dont il entretient la machinerie complexe et où il prend également soin des résidents vieillissants. Sa compagne, Winona, indienne algonquine, pilote d’un petit hydravion, lui a fait aimer les paysages glacés du grand Nord et l’aide à supporter les changements insidieux que les temps nouveaux apportent à la vie de l’Excelsior.

Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon , nouveau roman du toulousain Jean-Paul Dubois, paru à L’Olivier est peut-être bien le plus beau. Son héros, comme toujours prénommé Paul, est un taiseux dont la bienveillance envers les failles des humains de bonne volonté s’accompagne d’une révolte jamais entamée envers la méchanceté et la bêtise satisfaite des autres. Obsédé, comme tous ses prédécesseurs, par les objets dont il n’a de cesse de comprendre le fonctionnement, et les histoires secrètes des lieux où il se rend, Paul Hansen revisite sa vie entre les quatre murs de son étroite cellule. Il se remémore son séjour au nord du Danemark, à Skagen, chez les pêcheurs de plies, et dans le nord canadien où l’amiante s’extrait à coup de dynamitages et empoisonne tranquillement sols et vivants ; il songe souvent à la beauté de l’orgue Hammond B3 et à la légèreté en vol du monomoteur Beaver DHC2 ; et nous, lecteurs, le suivons partout, dans cette histoire qui déchire le cœur et console en même temps.

Extrait de l'entretien avec Jean-Paul Dubois 

Beaucoup de  mes personnages ont cette douceur ,cette bienveillance ,cette tolérance envers les autres..... J'ai du mal à imaginer un monde comme cela aujourd'hui , le livre raconte  le déclin de ce monde....Un monde qui décline de sa propre fatigue..... qui a  une autre morale...  la violence devint alors ce qu'il faut  pour sauver sa propre dignité 

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