pour son roman Un ciel rouge, le matin paru chez Albin Michel - traduit de l’irlandais par Marina Boraso

Paul Lynch-Un ciel rouge, le matin
Paul Lynch-Un ciel rouge, le matin © Albin Michel / Paul Lynch

Coll Coyle est métayer dans le Donegal, comme le sont la plupart des paysans irlandais, travaillant pour pas grand-chose les terres d’un propriétaire qui dispose, en ce début du XIXème siècle, d’un droit de vie et de mort sur eux. Ce jour-là Coyle marche vers la maison du maître pour tenter de faire changer d’avis le jeune Hamilton, l’héritier, brutal et alcoolique, qui lui a signifié hier qu’il était expulsé de sa maison alors que sa femme est enceinte et qu’ils ont déjà une petite fille.

La discussion tourne mal, Hamilton se blesse mortellement, et John Faller, l’intendant du domaine, se lance sur les traces du fugitif pour le tuer. Cette traque impitoyable, qui sème la mort sur la route de Faller, un tueur froid et méthodique, se poursuivra de l’autre côté de l’Atlantique, en Pennsylvanie. Pensant lui échapper, Coyle s’est embarqué sur un navire d’immigrants et se retrouve à travailler comme un forçat sur le chantier du chemin de fer où se déclare une épidémie de choléra.

Un ciel rouge, le matin, traduit par Marina Boraso, vient de paraître chez Albin Michel. Premier roman de Paul Lynch , natif du Donegal, et qui, avant de devenir écrivain était critique cinéma dans un journal irlandais.

Premier roman fascinant, qui a immédiatement rencontré le succès, dans lequel la puissance de la nature, la beauté des paysages, l’indifférence superbe de l’environnement rendent encore plus dérisoire l’errance, le désespoir et les affrontements des humains.

Paul Lynch utilise une langue chantournée, presque tordue jusqu’à créer un sentiment d’étrangeté. Il ne décrit ses personnages qu’au travers du cadre dans lequel ils s’agitent : éléments déchaînés, chaleur et sécheresse extrêmes, faim, soif, blessures, fièvre, humains pris au piège du monde comme des mouches dans une toile d’araignée.

Un ciel rouge, le matin est un conte glacé et cruel qui évoque davantage l’univers de Faulkner que celui de Cormac Mc Carthy auquel on l’a comparé.

Paul Lynch est, ce soir, l’invité de l’Humeur Vagabonde. Xavier Combe sera notre interprète.

Le reportage d'Elsa Daynac

Il y a un refuge irlandais à Paris...il se trouve derrière le Panthéon, caché à l’ombre d’une ruelle : Le Centre Culturel Irlandais.

Nora Hickey M'Sichili , directrice du lieu, etMarion Mossu , assistante aux ressources documentaires, nous font faire la visite. De la cour, à la bibliothèque patrimoniale, à la médiathèque....Centre Culturel Irlandais

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