pourL'Homme qui marche publié chez Fayard

Franck Maubert-L'Homme qui marche
Franck Maubert-L'Homme qui marche © Fayard / Franck Maubert

En 1991 le poète Yves Bonnefoy publie un livre sur Alberto Giacometti dont il fut un ami proche.

Il y a alors 25 ans que le sculpteur est mort, lui dont Aimé Maeght disait qu’il était l’artiste «le plus intransigeant qu’il ait connu ».

La Recherche de l’absolu , titre de sa première exposition à New York en 1948, était en effet l’obsession de cet homme timide, travailleur acharné, qui n’hésitait pas à détruire sans cesse ses œuvres, toujours insatisfait de ce que ses mains produisaient par rapport à l’image mentale qu’il tentait de reproduire.

Réfugié en Suisse pendant la guerre, Giacometti revint à Paris en 1945 avec de minuscules sculptures qui tenaient dans des boites d’allumettes.

Mais, dès l’année suivante, il commence à modeler des corps d’hommes et de femmes, de plus en plus grands, décharnés, et en mouvement.

L’un des exemplaires deL’Homme qui marche , sans doute son œuvre la plus connue et la plus reconnaissable, est installée depuis la création de la Fondation Maeght à St Paul de Vence, dans la cour qui porte son nom.

C’est là, en 1973, lors de l’exposition consacrée au Musée imaginaire d’André Malraux, queFranck Maubert, qui n’a alors que 18 ans, va la découvrir. Sa vie en sera définitivement changée. Fasciné, bouleversé, il ne cessera plus de cheminer en compagnie de cette représentation à la fois fragile et obstinée de l’humaine condition.

Devenu plus tard critique d’art, il retrouvera chez Francis Bacon, qui disait que Giacometti était pour lui « le plus grand », la même passion déraisonnable pour la quête obsessionnelle du regard intérieur.

En 2012 il consacrera un livre, couronné par le Renaudot Essai, à une très vieille dame qui fut le dernier modèle et le dernier amour d’Alberto Giacometti.

Et aujourd’hui il publie chez Fayard un essai consacré à L’Homme qui marche, ses origines et sa place particulière dans l’œuvre de l’artiste.

Franck Maubert est, ce soir, l’invité de l’Humeur Vagabonde.

Un peu sur l'ateur publié chez Fayard

http://www.fayard.fr/franck-maubert

Le reportage de Léa Minod

La semaine dernière Léa Minod a retrouvéAnne à l’orée du bois de Vincennes, juste devant le Lac Dausmenil.

La nuit et la pluie commençaient à tomber.

Les marcheurs pouvaient se compter sur ses doigts gelés.

Il a fallu se mettre au pas de Anne, cadencé par une dizaine d’années de pratique de la randonnée.

Elle s’est même inscrite dans plusieurs clubs parisiens, juste pour le plaisir de marcher.

Et quand elle marche, elle a souvent quelques vers de poésie qui lui viennent en tête.

Comme une petite musique qu’elle laisse s’envoler. Ou qu’elle note après coup.

Ce sont ses textes qui rythment la rencontre.

Jusqu’au dernier qui, lui, est d’Antonio Machado

Textes lus

• Extraits des poèmes d’Anne Clerc

• Dernier texte : On fait le chemin en marchant d’Antonio Machado, extrait de "Proverbios y cantares"

Les archives de l'INA et les extraits sonores

Yves Bonnefoy : Giacometti chassait la matière en pétrissant

ARCHIVE INA -POUSSIERES D'ETOILES 31/10/1991 France Musique

Lecture de L'Atelier d'Alberto Giacometti de Jean Genet par René Farabet

ARCHIVE INA -Atelier de création radiophonique - 11.11.2001-France Culture

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Alberto Giacometti : Les statues étrusques et leurs corps allongés

C’est malgré moi que mes figures devenaient allongées

ARCHIVE INA -Analyse spectrale de l’Occident -12.04.1958

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Alberto Giacometti : C’est la violence qui me touche dans les sculptures

ARCHIVE INA -Entretien Georges Charbonnier 02.03.1951

Alberto Giacometti : Son sentiment de la fragilité des êtres vivants

Extrait du DVD Un homme parmi les hommes : Alberto Giacometti ,documentaire réalisé en 1963 par Jean-Marie Drot (dans la série Les heures chaudes de Montparnasse )

Alberto Giacometti : J’avance de toute manière, même si j’échoue

Aujourd’hui, Je suis à zéro !

ARCHIVE INA -Le monologue du peintre, entretien Georges Charbonnier -16.04.1957

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Alberto Giacometti : Je peins pour tâcher de voir ce que je vois

Plus on s’approche de sa vision, plus l’inconnu grandit, mais ça vaut le coup de courir l’aventure!

ARCHIVE INA –Entretien Paule Chavasse (date inconnue)

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