pour son film D'une vie à l'autre (en salles depuis hier le 7 mai) - avec Liv Ullman, Juliane Köhler

Georg Maas - D'une vie à l'autre
Georg Maas - D'une vie à l'autre © Sophie Dulac Distribution / Georg Maas

En 1990, alors que le Mur de Berlin est tombé depuis un an et que la réunification des deux Allemagnes est en marche, un cabinet d’avocats recherche en Norvège les femmes dont les nazis avaient soustrait l’enfant né d’une relation avec un soldat allemand pendant l’occupation. Certains de ces bébés, venus au monde dans des Lebensborn, ces pouponnières destinées à sélectionner des enfants de pure race aryenne, avaient alors été envoyés en Allemagne pour y être adoptés. Ceux qui se sont retrouvés à l’Est, de l’autre côté du mur, n’ont pas été autorisés à quitter le pays. Mais quelques uns, ayant appris leur filiation à leur majorité, ont tenté de s’évader. Katrine y est parvenue au début des années 70. Récupérée par des pêcheurs, dérivant sur une petite barque, elle a pu retrouver sa mère, Ase, et a, depuis, fondé une famille. L’irruption d’un avocat qui vient leur demander de témoigner devant la Cour Européenne de Justice semble la perturber de façon jugée déraisonnable par son mari et sa fille.

Sorti hier en salles en France, le film du réalisateur allemand Georg Maas ,D’une vie à l’autre est librement adapté d’un roman allemand qui, à partir du destin tragique de ces centaines d’enfants volés à travers l’Europe et maintenus, après guerre, dans des orphelinats et des familles d’Allemagne de l’Est, campait l’histoire d’une jeune fille, manipulée par la Stasi, et prétendument rendue à sa mère norvégienne afin d’y devenir une espionne.

Juliane Kölher interprète Katrine, que son passé vient rattraper, alors qu’elle pensait en être sortie.

Liv Ullmann est Ase, la mère qui découvre le mensonge de celle qu’elle prenait pour sa fille.

Un film grave, tourné dans les superbes paysages de Norvège, autour de Bergen où la mort étrange, dans les années 90, d’une femme revenue d’Allemagne vingt ans auparavant, avait, à l’époque, suscitée beaucoup de supputations sur le rôle de la Stasi.

Georg Maas est, ce soir, l’invité de l’Humeur Vagabonde . Florence Roucout-Conan est venue l’aider à trouver les mots qui pourraient lui manquer en français.

Le reportage de Cerise Marechaud

Des enfants et des frontières. Le jeu Parcours du Migrant de la Cimade

Alphonse est persécuté au Congo, Issa, paysan malien, n’arrive plus à nourrir sa famille, Dorja fuit un mariage forcé en Mongolie, la famille estonienne Slava cherche du travail, Yin veut poursuivre ses études…

Ce sont les personnages d’un jeu créé par l’Association Cimade, appelé Parcours du Migrant .

Avec des cases obligatoires comme "préfecture", "chavirage" ou "retour au pays", des questions et des témoignages, des obstacles et des coups de main, le plateau du jeu représente le périple souvent long et contrarié de personnes qui traversent les frontières pour s'offrir une vie meilleure.

Derrière un aspect ludique, c’est un outil pédagogique qui permet de s’interroger sur la représentation de l’autre, d’humaniser des situations intimes qui disparaissent trop souvent sous des statistiques ou des termes aseptisés.

Le jeu Parcours du Migrant est facile à fabriquer, il suffit d'un peu de papier et d'une paire de ciseaux, et de le télécharger gratuitement sur le site de la Cimade.

Nous sommes avec Yassine, Mariam, Amine, Aicha, Sirah et Debraline, enfants du centre social Esperanto de Montreuil. Encadrés par des bénévoles de la Cimade, ils découvrent ce jeu "de société" - dans tous les sens du terme.

www.lacimade.org

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