pour son documentaire Kurdistan, la guerre des filles diffusé mardi 8 mars à 22h35 sur Arte, dans le cadre de la Journée Internationale de la Femme

 Mylène Sauloy "Kurdistan, la guerre des filles"
Mylène Sauloy "Kurdistan, la guerre des filles" © © Magneto Presse / © Magneto Presse

Comme Rosa Selah, des centaines de jeunes femmes venues essentiellement des trois territoires, turc, irakien et syrien, qui forment le Kurdistan historique, se sont engagées dans les forces YPJ qui sont dorénavant en première ligne face à Daech.

Leur existence nous a été révélée durant l’année 2015 lorsque les journalistes les ont montrées lors de la libération de Kobané en janvier, puis dans le Sinjar où elles ont été les seules à se porter au secours des populations yézidis massacrées par les fous de Dieu.

Mais cette armée féminine existe en fait depuis 1995 et sa place forte se trouve dans les montagnes du Qandil dans le nord-est de l’Irak où les nouvelles recrues sont entraînées et formées politiquement.

Car il ne s’agit pas seulement, pour ces guerrières redoutées, de mener la lutte pour le peuple kurde, mais bien de combattre pour une société à venir, démocratique et paritaire, écologique, multiethnique et multiculturelle.

Un projet, comme une lueur d’espoir, dans ces pays musulmans où la femme n’a aucune autonomie.

Ce soir, sur Arte, à 22H35, ne manquez pas le documentaire Kurdistan, la guerre des filles réalisé par Mylène Sauloy .

C’est en 2002, lors d’un séjour dans le Kurdistan irakien où elle tourne un film sur les hommes du PKK, qu’elle va découvrir les femmes du Qandil sur lesquelles elle écrira ensuite un long reportage pour Marie Claire.

Et puis, en janvier 2013, à Paris, trois militantes kurdes vont être assassinées sous le nez des services, français comme étrangers, qui surveillent de près les activités du PKK.

Parmi elles Sakine Canciz qui était l’une des fondatrices de ces unités féminines, et Rojbin que Mylène Sauloy connaissait très bien.

Repartir au Qandil et dans les zones de combat où les yépéjis s’illustrent pour raconter leur épopée était un moyen de leur rendre hommage.

Ce documentaire est évidemment engagé, mais il nous montre une aventure qui ne peut nous laisser indifférents dans un temps où le monde cherche justement à se réinventer dans la douleur.

Mylène Sauloy est, ce soir, l’invitée de l’Humeur Vagabonde.

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