[scald=11893:sdl_editor_representation]Pour « Le jour de votre nom » aux éditions du Seuil Michel del Castillo, qui a lui-même connu les geôles pour enfants sous Franco, a été de ceux qui ont dénoncé le sort ignoble réservé par la République Française, tout juste débarrassée du Front Populaire, aux républicains espagnols venus se réfugier chez nous. Humiliés, insultés, parqués dans des camps immondes, où la faim, la saleté et les maladies faisaient des ravages. Pour beaucoup d’entre eux ce fut, en plus, la remise aux mains des allemands et le départ vers d’autres camps, à l’Est. Gurs, St Cyprien, Barcares, le Vernet, furent aussi, comme Drancy, les antichambres d’Auschwitz et de Buchenwald. L’an dernier, avec son premier roman, Amapola, Olivier Sebban avait déjà choisi un héros descendant de conversos, ces juifs convertis de force par les Rois Catholiques, broyé par la guerre civile espagnole. Avec « Le jour de votre nom », qui vient de paraître au Seuil, il creuse dans la même veine, mais plus profond encore. Le livre s’ouvre le 17 avril 1944 alors qu’Alvaro Diaz, résistant espagnol, va, au terme d’une marche harassante, être déporté avec des juifs raflés dans le Sud Ouest de la France. Durant ce dernier voyage, par flash backs désordonnés, il va se remémorer toutes ces années, ces combats, ces morts, ces pertes successives qui ont fini par le faire acquiescer à sa propre mort.Martine Abat : Rencontre avec Benoît Rivero, éditeur chez Actes Sud qui publie une monographie "Agusti Centelles, 1909- 1985". Agusti Centelles est un photo-reporter catalan très connu dans les années 30 et dont les photos sont largement publiées dans la presse espagnole ou étrangère. Il va s’engager dès 1936 aux côtés des républicains et photographier toutes les années de guerre civile, sur le front de l’Aragon notamment. Mais en janvier 1939, il est contraint lui aussi à l’exil, il passe la frontière pour débarquer d’abord au camp d’Argelès puis au camp de Bram dans l’Aude, où il restera près d’un an. Et là il va continuer son travail de photographe et tenir un journal. Devenu laborantin chez un photographe de Carcassonne, Centelles va rapidement intégrer les réseaux de Résistance du Sud et mettre ses talents de photographe au service d'une officine clandestine de faux papiers. Agusti Centelles est rentré clandestinement en Espagne après cinq ans d’exil, il sera arrêté et finalement relâché à l

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