don juna
don juna © Radio France
Jean-Pierre Vincent pour Dom Juan à la Comédie Française jusqu’au 11 novembre. Un scélérat, un diable, un hérétique…. En 1665, évidemment, Dom Juan ne peut être présenté autrement lorsque Molière donne quinze représentations triomphales de son Festin de Pierre. Mais ces qualificatifs, que l’auteur met prudemment dans la bouche de Sganarelle, rôle qu’il s’est réservé, ne suffiront pas à le préserver des attaques du parti des dévôts pour qui Molière prône dans cette pièce impiété et libertinage. Celle-ci ne sera jamais rejouée de son vivant et, après sa mort, Armande demandera carrément à Thomas Corneille de la réécrire en l’adoucissant considérablement. Aujourd’hui Dom Juan ne peut évidemment être reçu de la même façon. Mais a-t-il conservé sa charge provocatrice ? A-t-il encore quelque chose à nous dire sur notre temps, et à nous enseigner en matière de liberté de penser ? Jean-Pierre Vincent doit le croire. Il vient de le mettre en scène pour le Théâtre éphémère de la Comédie Française. Loïc Corbery, tout de fougue juvénile, campe un Dom Juan dynamiteur des conventions de son époque tandis que le formidable Serge Bagdassarian, nous offre un Sganarelle fasciné par son vilain garnement de maître dans de beaux décors signés Jean Paul Chambas. ### Le reportage de Perrine Malinge : - Rencontre sur le plateau du Théâtre Ephémère avec Serge Bagdassarian, qui joue Sganarelle. Loïc Corbery (Dom Juan) et Suliane Brahim (Elvire) - Le peintre Jean-Paul Chambas collabore avec Jean-Pierre Vincent depuis 1976 pour la conception des décors de ses spectacles. Scénographe de ce "Dom Juan", donc. Perrine Malinge l'a rencontré dans son atelier parisien... Programmation musicale : Mozart, Dom Juan : Aria, Deh ! Vieni alla finestra
Les invités
Les références
L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.