Pour « l’Arabe » aux éditions de l’Olivier Elle s’appelle Ginette et vit à Roanne où elle répondait ainsi, en 2003, aux questions d’Antoine Ly. Mais elle pourrait s’appeler Marine, ou Adélaïde et vivre sur notre palier, hier, aujourd’hui. C’est chez nous, c’est ailleurs, c’est comme partout. La peur de l’autre, les vieux fantasmes remontant de la nuit des temps, les relents nauséeux des guerres coloniales, les infos anxiogènes, la vie qui ne ressemble plus à nos rêves, les gouvernants qui s’en foutent, les riches toujours plus riches, les pauvres toujours plus pauvres…Il faut bien que quelqu’un paie pour cela. Et il y a, au final, toujours quelqu’un pour payer. « On sait qu’un boulot mal fait, c’est un boulot d’arabe, on sait qu’un braquage ou un viol, c’est les arabes, on sait que les primes elles sont pour les arabes et on sait qu’un avion qui explose dans une tour c’est encore les arabes… » Des mots tellement entendus qu’on n’y prête plus attention, jusqu’au jour où ils deviennent alibi pour la haine mortelle. Antoine Audouard publie aux éditions de l’Olivier son huitième roman, « l’Arabe ». Un texte violent comme le Midi caillouteux et brûlant où il se déroule. On y voit des hommes, empêtrés dans leur vie abimée, qui n’ont plus que la rage pour soigner leur douleur. Mais on y perçoit aussi le souffle du vent et l’odeur de la mer.

Aurélie Charon : Comment fait-on pour écrire ? Samira El Ayachi a 29 ans, elle est à Lille, son père arrive du Maroc dans les années 70 appelé par les mines du Pas de Calais. Après son premier roman, "La vie rêvée de Mademoiselle S" (collection Sarbacane), elle reste ces quartiers populaires de Lille, où elle organise des ateliers d’écriture. Antoine Audouard était le "grand témoin" de la dernière séance.

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Luz Casal

Historia de un amor ### Idir

Pourquoi cette pluie ### Dominique A

Le bruit blanc de l'été ### liens

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