Une ouvrière méconnue peut-elle être une héroïne ? La grande Michelle Perrot, pionnière de l’histoire des femmes en France, avait répondu oui en publiant "Mélancolie ouvrière" en 2012. Six ans plus tard, Gérard Mordillat s'empare du texte et réalise un très beau film avec Virginie Ledoyen et Philippe Torreton.

Image du film "Mélancolie ouvrière" de Gérard Mordillat
Image du film "Mélancolie ouvrière" de Gérard Mordillat © Aurélien Faidy

En 2012 l’historienne Michelle Perrot publiait chez Grasset un petit livre formidable, Mélancolie Ouvrière, dont elle était venue nous parler à ce même micro. Elle y faisait revivre une de ces héroïnes oubliées dont elle aime retrouver la trace. 

Lucie Baud, née en 1870 dans la région de Grenoble, entrée dans une usine de soierie à l’âge de douze ans, fondera en 1902 le premier syndicat des ouvrières du textile de la région. Après avoir mené deux grèves très dures à Vizille puis à Voiron qui se solderont par des échecs, elle tentera de mettre fin à ses jours en se tirant trois balles de revolver dans la bouche.

Ecrivain, cinéaste, passionné par l’histoire ouvrière et féministe dans l’âme, Gérard Mordillat s’est emparé du texte de Michelle Perrot, forcément tenue à une certaine sécheresse historique, et lui a donné couleurs, chair et son. Son très beau film, Mélancolie Ouvrière, avec Virginie Ledoyen et Philippe Torreton, a été diffusé sur Arte en août, mais il est désormais disponible en DVD, édité chez nos amis Les Mutins de Pangée. Le vendredi 14 septembre à 19h,  il sera projeté à la Fête de L’Huma, suivi d’un débat.

Gérard Mordillat :

La force "Mélancolie ouvrière", c'est de nous faire lire le présent de façon encore plus forte.

La  programmation musicale :

Charles Trenet :Le temps des cerises 

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