[scald=12465:sdl_editor_representation]Pour sa mise en scène de « La Pierre » de Marius Von Mayenburg au théâtre national de la Colline jusqu’au 17 février Que faire de la mémoire de ses parents, arrière grands parents, aïeux, surtout quand elle est douloureuse, pleine d’ombres et de non dits ? Qu’en faire, sinon la porter dans son sac à dos comme une pierre dont on affirmera, pour en alléger le poids, qu’elle est un porte bonheur ? Nous sommes une génération d’innocents labellisés : nés après la dernière guerre mondiale, trop jeunes pour avoir connu les déchirements de la décolonisation, préservés par miracle des sales années de plomb…D’où nous vient, alors, cette culpabilité diffuse, ce malaise devant l’histoire, cet embarras pour expliquer notre parfaite innocence ? Marius Von Mayenburg est né en 1972 à Munich, devenu Berlinois d’adoption, il devient auteur associé à la Schaubühne en 1999. Rejetant vigoureusement le théâtre politique, engagé, de ses grands prédécesseurs, il écrit des pièces dans lesquelles, pourtant, une peur diffuse, une mémoire tourmentée, un sentiment d’exil intérieur sont toujours perceptibles. Bernard Sobel a monté à La Colline sa pièce « La Pierre », écrite en 1999. Trois femmes, la grand-mère, la mère et la petite fille, reviennent en 1993 à Dresde reprendre possession de la maison abandonnée en 1953 lorsque la famille a choisi de passer à l’Ouest. Une maison qui se révèle pleine de fantômes : ceux des premiers propriétaires juifs, chassés en 1935, celui du grand père soit disant héros mort en 1945, et ceux des prolétaires est- allemands que la réunification a contraints au départ. Aurélie Charon a rencontré deux des actrices, Edith Scob et Anne Alvaro.Aurélie Charon : Rencontre avec les actrices Edith Scob et Anne Alvaro.

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Heaven can wait ### Marlène Dietrich

Lili Marlène ### M

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