Cinq siècles que "Hamlet" fascine. Aucune oeuvre n’a été autant jouée dans les théâtres, sous tous les régimes, sous toutes les latitudes.Seul en scène,Loïc Corbery confronte la solitude d’un personnage à celle de l’acteur qui tente de l’incarner.

Loïc Corbery, acteur et metteur en scène, le 8 avril 2015 à Rome
Loïc Corbery, acteur et metteur en scène, le 8 avril 2015 à Rome © Getty / Ernesto Ruscio

C’est, on le sait, une histoire de fous racontée par un idiot. Ce Hamlet, mal dans sa peau et qui croit aux fantômes, va mettre pas moins de cinq actes à concrétiser sa vengeance envers l’assassin de son père. Cela lui prend tellement de temps, que les cadavres d’innocents vont s’amonceler autour de lui. Et, avant le bain de sang final, ça parle, ça éructe, ça disjoncte, ça dit des grossièretés et des blagues idiotes. A se demander comment une telle pièce a pu fasciner à ce point depuis cinq siècles. Car ces mots résonnent toujours dans nos mémoires et aucune oeuvre n’a été autant jouée dans les théâtres, sous tous les régimes, sous toutes les latitudes.

Entré en 2005 à la Comédie Française, Loïc Corbery a conservé son allure d’éternel jeune premier. Et, s’il a été Dorante, Petrucchio, Christian, Perdican, Alceste, Dom Juan, Rosimond, jamais il n’avait endossé le pourpoint de deuil du prince de Danemark. Sans le regretter affirme-t-il. Et pourtant… C’est autour de cette figure centrale du théâtre qu’il a bâti, seul aux commandes, un spectacle singulier qu’il nous donne, sur la petite scène intime du studio-théâtre, dans le cadre –justement- des « Singulis », ces seuls en  scène que la maison Molière offre à ses sociétaires. Réflexion d’un acteur de troupe hanté par la solitude intrinsèque du comédien. Portrait inquiet et pourtant heureux d’un interprète qui abandonne sa livre de chair à chaque rôle endossé, et se retrouve lesté d’autant de vies.

Hamlet, à part à voir jusqu'au 24 février 2019, au Studio Théâtre de la Comédie Française 

A voir également avec Loïc Corbery 

La reprise des Damnés, d'après le scénario deLuchino Visconti, mis en scène par Ivo van Hove. ( A la Comédie Française du  20/03/2019 au 02/06/2019 )

Electre Oreste, d’après d’Euripide, mise en scène par  Ivo van Hove (du 27 avril au 3 juillet 2019 ,à La Comédie Française puis en tournée au Théâtre antique d’Épidaure (Grèce) en juillet 2019 )

Le Pays lointain de Jean-Luc Lagarce mise en scène de Clément Hervieu-Léger (du 15 mars – 7 avril au théâtre de  l'Odéon à Paris )

Les extraits  sonores

Florilège de "Etre ou ne pas être""To be or not to be"  :

Dante Desarthe (Avignon, 1988) , John Arthur Gielgud, Jean -Louis Barrault (1964)  , The Marlowe dramatic society (1962)

Patrice Chéreau :C'est en étudiant Hamlet  que Freud a découvert l’Œdipe, Hamlet est une des source de la psychanalyse 

                   En quoi Hamlet est notre contemporain _Le bon plaisir d_e  Patrice CHEREAU  09/07/1988

La programmation musicale

Nina Simone: My father 

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