Nous sommes tous des survivants. Poètes, écrivains, artistes l’ont dit sur tous les tons : survivre à son enfance et à son adolescence est la première épreuve, puis viennent les pertes, les ruptures, les séparations, les deuils. Autant de petites morts dans l’âme, de cicatrices à jamais douloureuses. Parvenir à poursuivre sa route tient parfois du miracle. Nous sommes tous des éclopés. Mais à force, la vie, parfois, devient juste une habitude, une routine. Et un matin, elle glisse de vos épaules comme un fardeau devenu trop pesant. Juste plus la force. Comprenne qui pourra…

Depuis son premier livre, son premier succès, en 2001 avec « En l’absence des hommes », Philippe Besson écrit sur la perte. Ses personnages l’éprouvent avec une violence qui, tantôt les anéantit, tantôt les anesthésie, les laissant alors comme flottant dans une vie devenue floue. Ses livres se construisent autour de chapitres brefs, que l’on visualise instantanément : une plage de l’ouest battue par les vents, un diner’s près de Cape Cod sorti d’un tableau d’Edward Hopper, une colline de Toscane écrasée de soleil. Pas étonnant que le cinéma s’empare si volontiers de ses romans, tel Chéreau avec « Son frère ». Son 12è livre, « Une bonne raison de se tuer », sort aujourd’hui chez Julliard alors que le précédent, « Retour parmi les hommes » est réédité en 10/18.

Le reportage de Julien Cernobori :

tentative radiophonique de suicide. Errance sur les ponts de Paris à la recherche de candidats au suicide.

La programmation musicale :

- Tom Waits, Back in the crowd

- Bernard Lavilliers, Sourire en coin

- Melody Gardot, Your heart is as black as night

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