Dans "La Vie effaçant toutes choses", il y a neuf chapitres dans lesquelles neufs femmes tentent de se soustraire aux clichés attachés à leur genre et d’échapper à l’asphyxie. C’est drôle, déchirant, féroce et surprenant.

Fanny Chiarello
Fanny Chiarello © Maxppp / VOIX DU NORD / MAX ROSEREAU

Se vouloir tout à la fois dedans et en dehors, ressentir à chaque instant sa profonde dissonance et envier dans le même mouvement ceux, celles, qui semblent si parfaitement à l’aise dans le groupe, parties intégrantes d’une société dont nous ne parvenons pas toujours à nous accommoder. 

Pourtant, quoi de plus rassurant qu’appartenir ? À un amour, une famille, un clan, une nation… Mais que faire, alors, de notre dévorant besoin de liberté, de solitude, de silence ? 

Bienheureux ceux qui ne comprendront pas l’intérêt de ce questionnement, ce ne sont pas des âmes inquiètes, et ils ont bien de la chance.

Les autres pourront se retrouver en territoire familier dans les pages de  La vie effaçant toutes choses , le dernier livre de Fanny Chiarello paru aux éditions de L’Olivier. Neuf chapitres, comme autant de nouvelles, portant chacun un nom de femme. Chacune d’entre elle étouffe dans la petite case où la vie, les stéréotypes du genre, et aussi ses propres choix l’ont cantonnée. Toutes tentent désespérément de s’en évader. C’est drôle, déchirant, féroce, surprenant. Une musique court tout au long de ces histoires qui finissent par n’en faire qu’une. À laquelle certaines se sentiront appartenir, pour une fois…

Lectures de Cécile Ribault-Caillol 

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Le blog de Fanny Chiarello 

La programmation musicale :

Bessy Smith:Empty bed blues 

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