[scald=12581:sdl_editor_representation]Pour « Valvert », documentaire de 52', sortie en salles mercredi 10 mars et « French Courvoisier » fiction de 15’/Aurora Films Comment faut-il dire ? Si l’on sacrifie à la mode actuelle de la périphrase bien pensante, cela donnerait ceci : cette jeune femme qui vient de s’exprimer est actuellement suivie pour quelques troubles émotionnels dans un établissement spécialisé. Car plus vous éprouvez de la peur, de la gêne, ou du dégoût envers certains membres de cette fluctuante et difficilement définissable communauté que l’on appelait habituellement La France, plus vous vous efforcerez d’atténuer le vocabulaire qui s’y applique. La liste est longue des termes que nous dicte aujourd’hui le politiquement et socialement correct, et gare à celui qui ne s’y plie pas. Il n’y a plus que les fous pour oser s’appeler eux-mêmes ainsi… Valérie Mréjen vous la connaissez. Cinéaste, plasticienne, écrivain sont les termes habituellement employés par les journalistes. Moi j’aime bien « artiste raconteuse d’histoires ». Elle est déjà venue deux fois à ce micro, pour un film formidable « Pork and Milk » sorti en 2004 sur de jeunes juifs qui abandonnaient les préceptes religieux ; et en 2008 pour sa rétrospective au Jeu de Paume. Aujourd’hui c’est un film consacré à une institution psychiatrique près de Marseille, « Valvert », qui sort demain en salles. Film à la fois différent, puisqu’elle a répondu à une commande, et reconnaissable car on y retrouve son regard perçant et son intérêt pour les mots et la manière dont chacun les assemble. Valérie Mréjen est, ce soir, l’invitée de l’Humeur Vagabonde.Judith Soussan: En écho au sentiment d’étrangeté émanant des paroles des patients de Valvert, entêtées, résignées ou abyssales, une exploration inquiète des turbulences du langage et de la relation (frontière ou continuum?) entre « normal » et « pathologique » : un mix disloqué autour de la question « comment dire ? » Avec : Des extraits de : « Oh les beaux jours » (avec la voix de Madeleine Renaud) ; « En attendant Godot » (avec les voix de Jean-Paul Roussillon et Michel Aumont) ; « Tous ceux qui tombent » (avec la voix de Maryse Paillet) (coffret CD Beckett, éditions André Dimanche, 2007) Une lecture de « Comment dire », le dernier texte écrit par Beckett (1988), publié dans le recueil « Poèmes » (éditions de Minuit) Et des extraits de « La moindre des choses », de Nicolas Philibert (1996)

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