Pour Jacques Derrida, penser la mort c'est affirmer la vie. Montaigne n'aurait pas dit mieux, lui qui, pourtant eut tant de mal à quitter une existence qu'il avait voulue occupée par le souci de sa finitude. Mais tous deux savaient que seuls sont immortels les livres qui continuent à vivre après nous. Et cette trace-là l'un comme l'autre nous l'ont laissée. Ecrire les textes nécessaires, fussent-ils habités par la présence de la mort, serait donc le seul moyen de faire triompher la vie. Jacques Derrida fut l'ami, l'âme soeur, le premier lecteur et l'indispensable interlocuteur d'Hélène Cixous. Sa mort en 2004 n'a pas interrompu ce dialogue, tant la trace laissée par lui est profonde et vivace. Il est présent, comme d'ordinaire, dans le dernier livre qu'elle publie aux éditions Galilée, "Cigüe, Vieilles femmes en fleur", méditation douloureuse et pourtant joyeuse, drôle, poétique, légère et prfonde, sur l'avant-mourir de sa mère, cette géante de la vie qui est une des ancres de son oeuvre. Est republié en même temps aux éditions du Seuil "Tombe", un texte de 1973, dans lequel, sous une forme très différente, la même mélodie se fait entendre.

Lucie Akoun : Reportage, en plein ramadan, dans la pâtisserie algérienne, la bague de Kenza, dans le 11è à Paris.

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Trying ti get home ### Daphnée

Les phénix ### Bill Withers

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