[scald=10061:sdl_editor_representation]Le 5 juillet dernier le patronat français s'offrait un lifting : une femme, Laurence Parisot, accédait pour la première fois dans l'histoire à la présidence du MEDEF, succédant au baron Ernest-Antoine Sellières, héritier des anciens maîtres de forges. Symbole fort, mais discours identique, parfois même encore plus provocateur lorsque la nouvelle patronne des patrons affirme que "la liberté de penser s'arrête là où commence le code du travail". Après l'euphorie du début des années 80, voilà les salariés français devenus responsables, avec leur fameux droits acquis, de tous les maux de l'économie française. Durée légale du travail, retraites, minima sociaux, assurance chômage, couverture sociale, contrat de travail, jamais, depuis le XXIè siècle, le discours dominant n'avait été autant culpabilisant envers las salariés. Comme si les avantages acquis au fil des progrès économiques et politiques devenaient soudain des handicaps pesant sur l'ensemble de la nation. Comme si la France n'avait soudain plus les moyens de traiter correstement ceux qui n'ont, en guise de capital, que leur force de travail. C'est contre ce rouleau compresseur idéologique que ne cesse de "gueuler" Gérard Filoche. Inspecteur du travail et militant politique et syndical, il publie à la Découverte "Salariés, si vous saviez ... Dix idées reçues sur le travail en France".Martine Abat : Le 1er février dernier un mouvement de grève national avait été lancé dans la grande distribution et dans le supermarché Carrefour Grand Littoral des quartiers nord de Marseille, eh bien ce mouvement s’est prolongé durant 16 jours, chose rarissime dans ce secteur de la grande distribution. Les caissières ont été nombreuses à cesser le travail pour des revendications basées sur le salaire et les conditions de travail. Parmi elles, Djamila. Elle était de ces filles qui ont occupé les lieux, bloqué les livraisons avec des barricades de caddies. En 16 jours, le manque à gagner pour ce Carrefour a été de 6 millions d’euros. Djamila, elle, gagne 950 euros par mois à temps plein, elle élève seule son fils de 13 ans et doit vivre chez sa mère. Mais lorsque Djamila parle de cette grève, c’est toujours avec beaucoup d’émotion.

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Eric Bibb

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