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Catherine Henri « Libres cours » P.O.L. . Ce sont eux qui le disent : être surpris par ses camarades de lycée un livre entre les mains peut nuire grave dans certains établissements. Celui ou celle qui l’ose, en croyant « faire style », se retrouve vite traité de bolos, de bouffon , ou pire encore. A l’ère d’internet, des jeux vidéo, des sms et de la télé, la page imprimée, surtout si elle l’a été il y a plus de deux jours, serait-elle devenue pour nos enfants aussi dépourvue d’intérêt que la princesse de Clèves pour le chef de l’Etat ? Pas sûr si l’on sait donner sa chance à celui qui a un jour « essayé pour voir ce que c’était » et qui reconnaît avoir pris goût à ce nouveau pouvoir. Il y avait quelques années que nous n’avions plus de nouvelles de Catherine Henri, professeur de littérature dans un lycée parisien, et, franchement, c’était inquiétant. Heureusement la voici de retour avec « Libres cours » tout juste paru chez POL, bien sûr, comme ses deux essais précédents , « de Marivaux et du loft » en 2003 et « un professeur sentimental » en 2005. Car, dans le concert de lamentations obligées, appuyées sur des expériences éprouvantes et des statistiques de plus en plus terrifiantes, ce qu’elle écrit sur ses élèves et sur elle-même est comme un verre d’eau au milieu du désert.Rien n’est facile, mais rien n’est perdu. Lorsqu’un enseignant donne de l’énergie, de l’intelligence, de l’écoute et de l’attention, il rentre rarement chez lui l’esprit et les mains vides. Catherine Henri est, ce soir, l’invité de l’humeur vagabonde. Par ailleurs, France Inter soutient l'opération "Bibliothèque pour sans frontières" qui organise le 12 janvier prochain, au New Morning, la soirée "Haïti, un an après" avec un concert exceptionnel du saxophoniste Antillais Jacques Schwarz Bart accompagné d'une des plus belles voix de la scène soul new-yorkaise Stéphanie Mc Kay. ### **reportage** Bapriste Etchegaray : Le chrographe Rachid Ouramdane travaille sur un projet inédit, en collaboration avec l'association Citoyenneté jeunesse. 250 collégiens de Seine Saint-Denis sont allés voir en octobre dernier un spectacle au Théâtre de la Ville à Paris, celui de la choragraphe sud-africaine Robyn Orlin. Depuis, accompagné de la vidéaste Nathalie Gasdoué, Rachid Ouramdane anime dans les collèges des ateliers vidéos dans lesquels les adolescents livrent leurs impressions, tentent de mettre des mots sur ce qu'ils ont vu, ressenti... Un travail de "fabrication" de spectateurs pour des jeunes qui n'ont pas l'habitude d'aller au théâtre.
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