photo2
photo2 © Radio France
Pour « We want sex equality » sortie nationale le 8 mars. Avec aussi Vera Sime et Gwen Davis deux anciennes ouvrières de Ford Dagenham. Durant trois semaines, en juin 1968, 183 ouvrières de l’atelier d’assemblage des sièges de l’usine Ford de Dagenham ont fait grève pour la première fois de l’histoire contre la discrimination sexiste. Payées 15% de moins que les hommes parce que la direction refusait de les considérer comme des ouvriers qualifiés, elles ont réussi à faire plier leur syndicat, l’employeur et le gouvernement d’Harold Wilson. Deux ans plus tard le ministre du travail, Barbara Castle, qui les a soutenues, fera voter une loi rendant illégale la discrimination salariale. Nigel Cole, connu pour « Calendar Girls » et « Saving Grace », s’est emparé de cette histoire oubliée et nous offre avec « We want sex equality », sorti le 8 mars, le meilleur film du moment, drôle, fort, incroyablement euphorisant, servi par des actrices formidables, Sally Hawkins, Miranda Richardson, Rosamund Pike, Geraldine James. On y voit ces femmes simples, révoltées par l’injustice, bousculer le machisme des syndicats, le mépris de la direction, l’énervement des ouvriers mâles contraints au chômage technique, et l’hostilité du gouvernement travailliste soumis au chantage à l’emploi des Américains. En ces temps de fléchissement d’échine généralisé, we want sex equality nous rappelle que la lutte fait aussi du bien à l’âme. Le réalisateur,Nigel Cole, et l’une des actrices, Rosamund Pike, sont ce soir dans l’Humeur Vagabonde. Nous avons également rencontré Vera Sime, 76 ans, et Gwen Davis, 78 ans, ex Dagenham girls, qui n’ont rien perdu de leur combativité. ### **reportage** Quand cesse-t-on d’être un nouveau né pour devenir fille ou garçon ? Et comment est-ce que quelques années plus tard, ce qu’on nous lira pour s’endormir, marquera nos rapports au monde ? Les contes par exemples… Perrault a fabriqué ses princesses au 17e siècle, est-il normal qu’elles servent encore de repères aux petites filles d’aujourd’hui ? Et pourquoi est-ce que dans les livres jeunesse en 2011, sept héros sur dix sont des garçons ? « Talents hauts », est une maison d’édition qui publie des livres anti sexistes. Les filles sont toujours des princesses, mais aussi des pirates, elles peuvent préférer autant le jaune, le bleu, le brun que le rose … Elles sont en robes bouffantes et aussi en pantalons, avec des longues boucles dorées et des lèvres rouges, mais pas toujours.Comme dans l’album de Gaël Aymon, « la princesse rose praline ». L’auteur mélange les princesses et repense leurs choix, pour leur donner plus de personnalité, plus de courage, plus d’autonomie. Il est allé lire son ouvrage à la classe de CP d'Isabelle Cabat –Houssais, dans le 10e arrondissement de paris. Un reportage de Caroline Gillet
Les références
L'équipe
Contact
Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.