pour son livreDes femmes qui dansent sous les bombes publié chez Viviane Hamy

Céline Lapertot Viviane Hamy
Céline Lapertot Viviane Hamy © Antoine Rozes / Antoine Rozes

C’est en Afrique. Et pour nous, Occidentaux, qui osons nous dire en guerre, sans penser à ce que cela peut avoir d’obscène pour tous ceux qui la subissent au quotidien, c’est partout pareil l’Afrique, n’est-ce pas ? Affrontements tribaux, massacres ethniques et religieux, viols, famines, populations déplacées, pillages.

Et, au cœur de cette géhenne, les femmes dont le corps, excisé, forcé, utilisé, est un butin de guerre.

L’une d’elle se nommerait Sérafine. Elle reviendrait du marché vers son village, en rêvant à un avenir tout tracé, auprès de ses parents qui l’ont promise à un jeune homme qui lui plaît vraiment beaucoup.

Mais lorsqu’elle y parvient, il n’y a plus de village, incendié, et plus de parents, sauvagement tués. Et elle aussi va l’être, elle le sait, mais seulement après avoir servi au plaisir des hommes en armes qui l’assaillent.

Soudain un raid de l’armée régulière va mettre les rebelles en fuite. Soignée dans un hôpital, aux côtés de Blandine, une femme charismatique, devenue commandante d’une unité féminine, Serafine va décider, à son tour, grâce à elle, de cesser d’être une victime.

Le deuxième livre de Céline Lapertot, intituléDes femmes qui dansent sous les bombes vient de paraître aux éditions Viviane Hamy.

Il met le lecteur dans la position d’un journaliste qui, stylo en main, fait parler des femmes qui ont choisi de devenir des guerrières dans les rangs d’une armée régulière.

Victimes impuissantes hier, elles ont décidé de retourner la violence subie contre ceux qui l’infligent à d’autres femmes.

Devenues des « lionnes impavides » respectées par les autres soldats et redoutées pour leur bravoure et leur férocité par les milices qu’elles traquent, ces femmes ont transformé leur silence imposé en cri de rage.

Professeur de français à Strasbourg, Céline Lapertot avait publié en 2014 un premier roman très noir intituléEt je prendrai tout ce qu’il y a à prendre qui avait séduit les lecteurs.

Ecrire sur la violence et la révolte, sur ce qu’il faut traverser de douleur et de peur pour accéder à un destin choisi, est le chemin escarpé qu’elle a choisi.

Céline Lapertot est, ce soir, l’invitée de l’Humeur Vagabonde.

Le reportage de Clément Baudet

Elles sont une quinzaine de jeunes femmes à se réunir tous les mercredi soir dans le gymnase orangé de la rue St-Lambert dans le XVème arrondissement de Paris. Pour elles, il n’est pas question de cours de fitness, elles pratiquent l’Amazon Training , une méthode de self-défense pour femmes qui mélange plusieurs techniques de sport de combat.

Une discipline imaginée par un ancien policier professeur de boxe Française.

C’estRaphaëlle Malderez qui dispense toutes les semaines cette formation dont les bénéfices dépassent le simple entraînement physique.

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