pour l'adaptation, la mise en scène et l'interprétation de La dernière Neige d'après l'oeuvre d'Hubert Mingarelli, paru au Seuil en 2000 - jusqu'au 8 décembre au théâtre de la Commune d'Aubervilliers - dans la toute nouvelle salle des Quatre Chemin s

Son ouvrageD’une noce à l’autre , un metteur en scène en banlieue est publié chezLes Solitaires Intempestifs

Didier Bezace - La dernière neige@Marc Daniau
Didier Bezace - La dernière neige@Marc Daniau © Radio France

Devenu adulte, un homme se souvient de l’hiver pendant lequel son père est mort. De cette mort, il ne dira rien. Mais des mois qui l’ont précédée, il a gardé un souvenir précis, car le déclin de son père se déroula parallèlement à ses efforts à lui, qui était alors encore un enfant, pour rassembler l’argent nécessaire à l’acquisition d’un superbe oiseau des sommets, un milan, exposé dans une cage trop petite chez un brocanteur.

Ce court récit d’Hubert Mingarelli, tendre et féroce, dans lequel il n’y a pas un mot de trop, est paru en 2000 au Seuil sous le titreLa dernière neige. Il est devenu, grâce à l’adaptation qu’en a faite Didier Bezace, un spectacle de théâtre, monologue qui nous tient suspendu à ses lèvres une heure durant tandis que les images qu’il suscite se bousculent dans nos têtes.

Avec cette Dernière Neige , qui se joue jusqu’au 8 décembre dans la nouvelle salle des quatre chemins du Théâtre de la Commune d’Aubervilliers, Didier Bezace prend congé de son public et de ses compagnons de route qui l’ont suivi depuis plus de quinze ans dans ce lieu chaleureux que Jack Ralite, qui l’y a appelé en 1996, appelle à juste titre « une maison fraternelle ». Le 1er janvier prochain, c’est une femme, Marie José Malis, qui lui succèdera.

Didier Bezace reprendra sa route d’acteur et de metteur en scène avec peut être un brin de nostalgie, mais surtout la fierté d’un contrat plus que rempli, ayant fait de ce théâtre un lieu de vie, de rencontres, d’émotions partagées, et de célébration de textes qui, tous, nous aident à nous sentir appartenir à la communauté des hommes.

Didier Bezace est, ce soir, l’invité de l’Humeur Vagabonde .

Didier Bezace - D’une noce à l’autre - Un metteur en scène en banlieue
Didier Bezace - D’une noce à l’autre - Un metteur en scène en banlieue © Solitaires intempestifs

D’une noce à l’autre , un metteur en scène en banlieue de Didier Bezace, publié chez Les Solitaires Intempestifs

Autre actualité de Didier Bezace

A partir du 4 février 2014, Didier Bezace présentera au Théâtre de l'Atelier à Paris un cycle de trois textes intitulé Marguerite Duras , les trois âges :

  • à 21h du mardi au samedi,Savannah Bay interprété par Emmanuelle Riva et Anne Consigny

  • à 19h en alternance du mardi au samedi, Le Square interprété par Clothilde Mollet et Didier Bezace, et Marguerite et Le Président , adapté des conversations entre Marguerite Duras et François Mitterrand (Editions Gallimard) interprété par Jean-Marie Galey et Loredana Spagnuolo

  • intégrale des trois pièces le dimanche de 15h à 20h30

Le reportage de Martine Abat

Hubert Mingarelli, c’est une épure dans l’écriture, il dit le peu, la vie minuscule, l’existence précaire, et nous fait entrevoir l’indicible, le vertige de notre existence, sa finitude.

Hubert Mingarelli est un taiseux, un timide, qui fume des roulées à tout bout de champ en retournant la terre du bout de sa chaussure.

Je l’ai rencontré près de chez lui dans les environs de Grenoble, on a roulé en voiture et fini par s’arrêter dans un pré à vaches vers le massif de la Chartreuse. Le point de vue était magnifique sur les montagnes.

Hubert Mingarelli-Un repas en hiver-Stock
Hubert Mingarelli-Un repas en hiver-Stock © Stock / Stock

Le dernier livre d’Hubert Mingarelli s’intitule Un repas en hiver , publié chez Stock : l’histoire de trois soldats en Pologne pendant la seconde guerre mondiale, qui un beau matin glacé s’en vont faire la chasse aux juïfs dans une forêt. Trois amis bouleversants d’humanité, trois salauds. Un livre magnifique.

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