Née en Iran en 1969, la scénariste et réalisatrice Négar Djavadi vient de faire paraitre son premier roman "Désorientale"chez Liana Levi

Dans un hôpital parisien une jeune femme, fébrile, attend le médecin qui va pratiquer l’insémination qui, espère-t-elle, la rendra mère. Homosexuelle, elle a dû mentir, avec l’aide d’un ami, pour obtenir cette intervention légalement réservée aux seuls couples hétéros. Pour tromper l’appréhension qui la gagne, Kimia se plonge dans ses souvenirs. L’Iran, son pays perdu où elle est née, troisième fille de parents intellectuels, engagés à gauche, d’abord traqués par la police secrète du Shah puis, après 1979, menacés par les ayatollahs. Son père, Darius, emprisonné avant d’être contraint à l’exil. Puis sa fuite, avec sa mère et ses sœurs, à cheval dans la neige à travers le Kurdistan, vers la Turquie. Leur vie difficile dans un pays, la France, bien loin de l’image idyllique qu’ils en avaient. Sa révolte adolescente qui la jettera dans l’alcool, la drogue, et sur les routes avec des groupes de rock. Des souvenirs qui pourraient être sombres, mais que Kimia, telle une Shéhérazade punk, se remémore avec humour, les émaillant de digressions sur les aventures épiques de son extravagante famille, originaire des rives de la Caspienne.

 Désorientale», qui vient de paraître chez Liana Levi, est le premier roman très réussi de Négar Djavani, scénariste, née en Iran, Parisienne depuis sa fuite à l’âge de 11 ans en 1981. Née, comme son héroïne, Kimia, de parents sympathisants communistes, d’abord pourchassés par les sbires du Shah puis, après la révolution de 1979, par les milices religieuses de Khomeiny, elle a fui vers la Turquie avec sa mère et ses sœurs pour rejoindre son père exilé à Paris.

Brodant, sur le modèle des conteurs orientaux, autour de l’histoire de sa nombreuse et turbulente famille, elle parvient, tout au long d’un récit à la fois grave et pourtant joyeux, à nous raconter les espoirs et les malheurs de l’Iran depuis la fin du XIXè . Un Iran passé en quelques décennies d’un modèle féodal archaïque à une occidentalisation à marche forcée imposée par le Shah, avant de replonger dans les délires d’une dictature religieuse ubuesque.

Désorientale se lit sans reprendre son souffle, bel hymne à la liberté de vivre, de penser, d’aimer, c’est l’un des meilleurs livres de cette rentrée, plein de vie et de courage.

le reportage d'Elsa Daynac:

Il y a deux romans iraniens en cette rentrée littéraire. Désorientale  de Négar Djavadi, et Les simples prétextes du bonheur  de Nahal Tajadod paru chez JC Lattès

Dans les pages du livre, celle-ci nous entraine dans le quartier iranien de Paris : rue des entrepreneurs dans le 15ème arrondissement.

Ce quartier est le personnage central du livre, avec Cécile, une actrice belle et riche qui s’y retrouve un jour, par hasard. Elle ne cherche rien, et elle trouve Kamal, l’épicier de la rue. Ils ne viennent pas du même monde mais ont beaucoup de choses à se donner.

Kamal, le personnage du livre, existe dans le réel. Il s’appelle Ali.

Nous allons à sa rencontre avec Nahal Tajadod, dans son épicerie de la rue des Entrepreneurs.

Nota bene temporel :

Le 20 septembre à 19 heures, une fête iranienne sera organisée pour la sortie du livre, au restaurant Koukou d’Ali – de Kamal.

En présence de Nahal Tajadod, Jean-Claude Carrière et les personnages du livre…

Koukou, 59 ter rue des entrepreneurs 75015 Paris

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La programmation musicale :

Benjamin Biolay:"Miss Miss"

James Blake:"My willing heart

P.J.Harvey:"A place called home"

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