Pour « Héritage » sortie en salles aujourd’hui avec Hafsia Herzi

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heritage © Radio France

Il y a quelques jours, sur Arte, dans son excellente émission du dimanche matin, Square, notre ami Vincent Josse était allé à la rencontre de Hiam Abbass sur sa terre natale de Galilée à l’occasion de la sortie en salle, aujourd’hui, d’un film qu’elle y a tourné. Tout le monde connaît cette belle actrice qui a crevé l’écran en 2002 dans « Satin rouge » de Raja Amari, et plus tard dans les films d’Eran Riklis, la Fiancée Syrienne et Les Citronniers. Hiam Abbass a également travaillé avec Steven Spielberg, Amos Gitaï, Jim Jarmush ou Julian Schnabel. Son dernier film vu en France était « une bouteille à la mer » de Thierry Binisti d’après le livre de Valérie Zenatti.

Aujourd’hui, donc, est sorti dans les salles « Héritage », premier long métrage de Hiam Abbass qui s’est toujours passionnée, depuis ses premiers pas sur une scène de théâtre, pour la direction d’acteurs. Dans ce film, qu’elle a tourné en Palestine, sur fond de guerre sans fin, une famille arabe d’Israel se retrouve réunie pour un mariage et va se déchirer autour du lit de mort du patriarche. Hafsia Herzi y interprète Hajar, jeune fille qui rêve de voyager et d’aimer qui elle veut, au risque d’être incomprise et rejetée par les siens. Pour vivre une vie qu’elle aura librement choisie, Hajar devra partir. Une destinée qui ressemble beaucoup à celle de Hiam Abbass.

Le reportage de Martine Abat :

rencontre avec Taysir Batniji, artiste palestinien qui expose en ce moment une oeuvre aux Abattoirs de Toulouse dans le cadre de l'exposition "Tapis volants" jusqu'au 27 janvier.

Taysir est né et a grandi à Gaza, où vit encore aujourd’hui toute sa famille. En 2006 il s’est absenté pour une semaine pour son travail mais après le blocus de Gaza et l’opération Plomb durci il n’a pas pu retourner chez lui pendant plusieurs années. Ce n’est qu’en 2011 qu’il a pu brièvement revoir sa mère, ses frères et sœurs.

Son travail de photographe, vidéaste, plasticien est en prise directe avec la réalité de son pays, avec sa propre situation d’exilé, mais il cherche toujours une dimension poétique à son travail, il ne veut pas montrer de son pays que les clichés de violence. C’est le cas dans dans l’installation qu’il montre à Toulouse, elle s’appelle « Hannoun », Taysir Batniji nous en parle.

La programmation musicale :

  • Alex Care, Too close

  • Le départ, Maissiat

  • Billie Holiday, Lady sings the blues
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