pour Mon sommeil sera paisible publié chez Gallimard - collection Blanche

Alain Absire-Mon sommeil sera paisible
Alain Absire-Mon sommeil sera paisible © Gallimard-collection Blanche / Alain Absire

Le 14 juillet 1789, les émeutiers ont pris d’assaut la Bastille. La Révolution vient de commencer par un acte symbolique visant l’arbitraire royal. Mais le seul prisonnier libéré ce jour-là est un vieillard à demi mort, le comte de Lorges, emprisonné depuis 32 ans et oublié de tous.

Maximilien Robespierre, à qui les sans-culottes demandent ce qu’il faut en faire, a l’idée de l’amener chez le maître-cirier Philippe Curtius, dont le cabinet de curiosités est installé au Palais Royal depuis une dizaine d’années, afin que le visage de ce martyr serve à l’édification du peuple.

Les visiteurs raffolent en effet de cette galerie de portraits ou se côtoient les visages de la famille royale et ceux des célébrités comme des grands assassins.

Mirabeau y est déjà modelé, tout comme Voltaire, Rousseau ou Benjamin Franklin.

Ces dernières figures sont l’œuvre de la nièce de Curtius, Marie. Cette rencontre va bouleverser leur vie à tous les deux.

Etrange et fascinant roman dans lequel la vérité historique se mêle à l’invention littéraire. La mort semble en être le personnage principal, compagne fidèle de Robespierre, source inépuisable d’inspiration pour Marie. Alain Absire s’est en effet inspiré de l’histoire vraie de cette cirière, Marie Grosholtz, présentée comme sa nièce par Philippe Curtius, médecin et physicien suisse, sculpteur sur cire, qui avait ouvert à Paris le premier musée représentant des célébrités de l’époque modelées d’après la réalité.

Mon sommeil sera paisible , qui vient de paraître chez Gallimard, raconte l’étrange relation nouée entre Maximilien Robespierre, amoureux incapable d’aimer, et Marie, fascinée par le tribun en train de devenir un autocrate sanguinaire. Il lui permettra d’échapper à la guillotine mais elle devra travailler sans relâche pour modeler les têtes que son protecteur ne cesse de faire rouler dans la sciure.

Alain Absire est, ce soir, l’invité de l’Humeur Vagabonde.

Alain Absire a été président de la SGDL - Société des Gens de Lettres - de 2002 à 2006 - dont il est toujours Sociétaire

http://www.sgdl.org/

Alain Absire est président de la SOFIA - Société Française des Intérêts des Auteurs de l'écrit

Alain Absire-les rencontres de la sofia
Alain Absire-les rencontres de la sofia © Sofia / Alain Absire

Les Rencontres de la Sofia, édition 3 :le livre numérique : quelle influence sur le droit d'auteur ? - le 15 mai 2014, de 18h30 à 20h, à la Maison de la Poésie

Avec Jean-Michel Bruguière , professeur à l’Université Grenoble-Alpes, avocat cabinet Deprez, Guignot & AssociésJean Claude Bologne , président de la SGDLChristine de Mazières , déléguée générale du SNEAlain Absire , président de la SofiaModération : Christian Roblin , directeur de la Sofia

En savoir plus sur les Rencontres

Le reportage de Elsa Daynac

Il ne s’appelle pas Marie, mais Peppino. Il ne sort pas du livre d’Alain Absire, mais d’une rue au porte de Paris, à Bobigny. Il n’est pas ciroplasticien, mais mouleur, cireur, et fondeur,

Son commanditaire ne s’appelle pas Robespierre, Mais Volti, Tatiana Trouvé et quelques centaines d’autres noms propres d'artistes.

Nous allons donc faire la connaissance de Peppino Rosini , qui a monté en 2002 la fonderie d’art Rosini .Dans ce lieu rescapé du temps qui passe, des bronzes de toutes sortes sont réalisés selon la technique de la cire perdue. Des mains caressent, la cire se consume et des sculptures naissent. Par magie ?

Affaire à suivre...

http://www.fonderierosini.com/#/fr/home/

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