pour son roman Vi paru aux éditions Liana Levi

Kim Thuy - Vi
Kim Thuy - Vi © Liana Levi / Kim Thuy

Dernière née d’une famille de notables de Saïgon, Vi grandit dans l’ombre d’un grand-père qui lui transmet l’amour des livres et sous la férule d’une mère exigeante qui adule son beau mari, charmeur et infidèle.

Leur vie bascule en 1975 lorsque les communistes du Nord entreprennent de rééduquer les capitalistes du Sud.

Sa mère décide alors de tenter l’évasion par la mer avec ses enfants, une traversée périlleuse payée au prix fort, sur un bateau surchargé, à la merci des pirates qui pillent, violent et tuent les boat people.

Après un long séjour dans un camp précaire en Malaisie, la famille, sans le père resté au Viet Nam, obtient des visas pour le Canada.

L’acclimatation et la reconstruction de leurs vies brisées seront difficiles mais se plaindre ne fait pas partie de l’éducation maternelle.

Seule fille, Vi doit être soumise et se rendre invisible.

Rebelle, c’est auprès de Hà, la meilleure amie de sa mère, qu’elle va trouver conseils, amour inconditionnel et protection.

Vingt ans plus tard, devenue avocate, elle peut entreprendre un retour vers son pays d’origine.

Vi , tout juste paru chez Liana Levi, est le dernier livre de Kim Thuy , qui était venue ici même nous parler de ses précédents romans, Ru en 2010 et Man en 2013.

Celui-ci est de la même veine, court, léger, délicat, avec une présence constante des souvenirs du Viet Nam, parfums, saveurs, et ces mots qui désignent si poétiquement les choses de la vie.

Kim Thuy nourrit les histoires de ses personnages avec les siennes propres, elle qui a fui son pays en 1978, est passée par un camp en Malaisie, avant de s’installer au Québec avec sa famille.

Chez elle les femmes sont des figures fortes, les hommes, habitués à passer les premiers.

Pour tous, parvenir à conjuguer les traditions ancestrales avec le mode de vie occidental, est souvent aléatoire.

Et, pour les filles, c’est avec le maintien du savoir-faire culinaire que le lien se fait avec le pays perdu.

Kim Thuy, cuisinière hors-pair, écrivaine subtile, est, ce soir, l’invitée de L’Humeur Vagabonde.

Le reportage de Vinciane Laumonier

Les sculptures de papier d'André Gacko

André Gacko
André Gacko © Pierre Bouvier / Pierre Bouvier

André Gacko a 25 ans et a quitté le Sénégal pour venir s'installer dans le Nord Pas de Calais où il est devenu artiste de papier.

Sa technique n'est pas de l'origami ou du pliage, mais du chiffonnage. Il part d'une feuille blanche à l'état brut, la triture et la froisse pour en faire une silhouette pleine de fragilité et de relief.

Souvent des animaux, des tigres, des dragons ou des chevaux lancés au galop.

Au début, on ne voit pas grand chose, à part ses doigts frénétiques sur le papier, puis une tête émerge et un personnage apparait.

Un talent qui surprend par sa simplicité et qui propose un regard onirique sur un matériau des plus communs.

Nous étions donc assis face à un paquet de feuilles blanches et André Gacko m'a demandé quelle sculpture j'avais envie de voir naître entre ses mains ...

André Gacko expose ce mois-ci à la Galerie du Limousin à Paris.

Il propose aussi des ateliers de sculpture de papier froissé dans les écoles.

Pour en savoir plus, on peut aller sur son site internet www.gackoart.com

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