[scald=10651:sdl_editor_representation]Pour "L'art de la préface" anthologie, Gallimard. En 1835, publié par Eugène Renduel éditeur parisien, paraît un roman du jeune et provocateur Théophile Gautier, Mademoiselle de Maupin, histoire d'une jeune-fille qui se déguise en homme pour surprendre leurs secrets. le roman lui-même n'a guère marqué les esprits, mais l'étonnante et très longue préface que l'auteur lui-même a placé en exergue reste un modèle d'essai brillant, caustique et très moderne sur les conventions littéraires et le moralisme de l'époque. Ce poète parnassien y développe sa théorie de l'art pour l'art : "Il n'y a de vraiment beau que ce qui ne peut servir à rien ; tout ce qui est utile est laid car c'est l'expression de quelque besoin et ceux de l'homme sont ignobles et dégoutants, comme sa pauvre et infirme nature ..." Cette préface, la première qu'il ait lue, a tant marqué Pierre Bergé qu'il recherche depuis, ces textes écrits par des écrivains reconnus pour faire - en principe - l'éloge d'un autre écrivain. Parfois brillante et surprenante, parfois aussi retour égotiste sur soi difficilement dissimulé sous l'exercice d'admiration obligé, la préface isolée de l'oeuvre qu'elle est censée présenter nous en apprend beaucoup sur celui qui la signe. Pierre Bergé en a rassemblé dix huit, de Giono à Proust, en passant par Tzara et Gracq, qu'il vient de publier sous le titre "L'art de la préface". Caroline Ostermann :

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