pour son livre Ecrire pour quelqu'un paru chez Gallimard - collection L'Un et L'Autre

Jean-Michel Delacomptée - Ecrire pour quelqu'un
Jean-Michel Delacomptée - Ecrire pour quelqu'un © Jean-Michel Delacomptée / Jean-Michel Delacomptée

On ne l’a pas oublié, le 15 janvier 2013, le jour de son 89ème anniversaire, est mort JB Pontalis, et aujourd’hui se clôture la si belle collection L’Un et L’Autre qu’il avait créé en 1989 chez Gallimard et qu’il dirigeait depuis.

Pour ceux qui travaillaient avec lui, et pour ses auteurs, devenus pour beaucoup ses amis, impossible, en effet, de continuer l’aventure sans lui, sans son amicale inflexibilité, sans son intelligence du texte.

Voici donc que paraît son 129ème et dernier titre, sous la sobre et élégante jaquette bleue reconnaissable entre toutes.

Ecrire pour quelqu’un , sera ainsi le huitième livre que Jean-Michel Delacomptée y aura publié après les formidables portraits littéraires qu’il a consacrés à Bossuet, Ambroise Paré, Saint Simon, la Princesse de Clèves, ou Montaigne et La Boétie.

C’est à partir d’une vieille photo des années 50, retrouvée par hasard, où il figure, gamin, aux côtés de son père, que Jean-Michel Delacomptée a rédigé cette remémoration d’une vie d’homme dédiée à ses deux pères.

D’abord au sien, qui lui a transmis le goût des livres, l’amour de ce qui est bien et le sens de la solidarité. Et, à son père littéraire, JB Pontalis, à qui il a donné ses plus beaux textes. Chez ces deux hommes, écrit-il, « le charme, par ses rondeurs, facilitait la droiture ».

Gamin de la banlieue parisienne de l’après guerre où la campagne se mêlait à la ville, né dans une famille modeste, Delacomptée sait que c’est là qu’il est devenu celui qu’il est aujourd’hui. Ce livre, où revient, intact, le ressac du passé, comme la marée sur la plage de Balbec, est une bien belle façon de mettre un point final à cette aventure littéraire initiée par Pontalis.

Jean-Michel Delacomptée est, ce soir, l’invité de l’Humeur Vagabonde.

Le reportage de Vinciane Laumonier

C’est une photo retrouvée par hasard par Jean-Michel Delacomptée qui a déclenché l’écriture de son livre.

En noir et blanc, on le voit enfant tenant la main de son père dans une rue du quartier Saint Lazare à Paris. Il avance d’un pas décidé et enjoué, le visage souriant. Son père porte une mallette et penche la tête vers lui.

Jean-Michel Delacomptée y a tout de suite reconnu une grande douceur et l’expression de l’intense complicité vécue entre son père et lui.

Et, c’est avec cette photo, posée sur son bureau, qu’il écrira son ouvrage Ecrire pour quelqu’un .

Thibaut , Mounir et Juliette se sont prêtés au jeu. Ils ont regardé cette photo sans savoir d’où elle venait. Ils l’ont décrite, ont exprimé ce qu’elle évoquait pour eux et imaginé l’histoire qui se dégageait de ce cliché. Trois histoires pour une photo...

Les invités
Les références
L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.