pour son nouveau roman policier La violence en embuscade paru au Seuil, après avoir reçu le Prix du Meilleur Polar des lecteurs de Points 2015 décerné à son premier roman Une disparition inquiétante.

Les deux ouvrages sont traduits par Laurence Sendrowicz__

Dror Mishani-La violence en embuscade
Dror Mishani-La violence en embuscade © Seuil / Dror Mishani

Si la trépidante Tel Aviv est généralement présentée comme la ville jeune, moderne, dynamique et à la mode d’Israël, sa banlieue n’offre pas plus d’agrément que la périphérie de toutes les villes du monde.

Ainsi Holon, au sud, habité par des familles modestes, souvent d’origine séfarade, est un quartier de petits immeubles, gris et mal entretenus.

Le commissariat qui y est implanté traite de petits délits, vols, disputes entre voisins, quelques coups et blessures.

Le commandant Avraham Avraham connaît bien Holon, il y a grandi et y habite, comme ses parents, chez qui il dîne sans entrain le soir du shabbat. Célibataire et amateur de séries policières à la télévision, il y traque les invraisemblances et les impossibilités.

En Israël, affirme-t-il sans cesse, tout cela n’existe pas. Il n’y a pas ici de serial killer, ni de gangs, peu de trafics importants et rarement de crimes sexuels. D’ailleurs, et c’en est bien la preuve, la littérature policière y est inexistante.

Une disparition inquiétante , sorti en 2014, et désormais disponible en Points, et La violence en embuscade , tous deux traduits par Laurence Sendrowicz, sont édités au Seuil.

Dror Mishani , leur auteur, a lui-même grandi dans les lieux où il fait évoluer son héros, anti-héros plutôt, tant son policier semble davantage préoccupé par les innocents que par les coupables qu’il tarde toujours à démasquer.

Dror Mishani a découvert la littérature policière grâce à Simenon, que son professeur de français à Paris lui a fait lire comme un classique.

Depuis, il en écrit et l’enseigne à l’université de Tel Aviv.

Ses livres nous font pénétrer le quotidien difficile de cette frange de la population, souvent d’origine moyen-orientale, qui n’est jamais prise en compte dans la littérature israélienne ancrée dans la mythologie nationale du sabra, de la guerre, de la lutte contre le terrorisme, de la mémoire.

Pleins d’humour et d’humanité, ses romans nous donnent à voir son pays sous un angle bien différent de celui habituellement choisi par les media.

Dror Mishani est, ce soir, l’invité de l’Humeur Vagabonde . Michel Zlotovski sera notre interprète.

Dror Mishani-Une disparition inquiétante
Dror Mishani-Une disparition inquiétante © Seuil / Dror Mishani

Dror Mishani - Une disparition inquiétante (2014) __

Son premier roman policier couronné du Prix du Meilleur Polar des Lecteurs de Points 2015

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