[scald=10165:sdl_editor_representation]Evoquer la Corrèze et les exactions allemande qui y ont eu lieu en 1944, c'est faire ressurgir dans la méoire collective le souvenir des pendus de Tulle le 9 juin, et du massacre de toute la population d'Oradour sur Glane, le 10. Nul n'a oublié le sillage de morts et de désolation que laissa derrière elle la division Das Reich remontant vers le front après le débarquement allié. Mais, dans ce département où le maquis était bien structuré et hardi, les représailles allemandes au harcèlement des résistants avaient commencé bien avant avec des rafles, des otages fusillés, des maisons incendiées. En Corrèze, le mois d'avril 1944 fut ainsi particulièrement meurtrier. Cette mémoire-là, celle de ces morts anonymes demeurés en marge de l'histoire officielle, habite Jean-Marie Borzeix depuis toujours, lui, l'enfant de Bugeat où l'on rend hommage, chaque 6 avril, à la mémoire des quatre otages fusillés le jour du Jeudi Saint de 1944. Anvien journaliste passé par l'édition, France Culture et la Bibliothèque Nationale, il s'était promis depuis longtemps de leur consacrer un modeste monument de papier. Mais en allant réveiller des souvenirs hésitants chez les derniers survivants de ces temps difficiles, c'est une histoire qu'il a découverte : celle de dizaines de réfugiés juifs qui furent, en même temps déportés, avec le concours des autorités, avec le concours des autorités françaises.

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