Rinaldo Alessandrini
Rinaldo Alessandrini © Radio France

Pour le CD "Bononcini - Messe à cinq voix, Stabat Mater", Concerto Italiano (Naïve), et le Stabat Mater de Pergolese le 16 novembre à 20h30 (Salle Gaveau, Paris)

Fabio Biondi fait partie, avec son ami Rinaldo Alessandrini, de cette génération de musiciens transalpins, nés dans les années 1960, qui ont choisi de se réapproprier le baroque italien auquel leurs aînés, comme Herreweghe, Christie ou Harnoncourt, avaient redonné lustre et audience. Un chemin qui ne fut pas facile au départ tant le choix de ne travailler que ces œuvres, d’en retrouver le rythme d’époque et les couleurs vocales, suscitait chez leurs pairs incompréhension et méfiance. Mais le public a suivi, découvrant avec eux un répertoire plus vaste que celui déjà beaucoup joué, et une approche différente d’œuvres qu’il croyait bien connaître.

Rinaldo Alessandrini , claveciniste, organiste, pianofortiste, chef de chœur et chef d’orchestre, a fondé en 1984 sa formation, le Concerto Italiano, avec laquelle il a tourné dans le monde entier. Leur interprétation des Madrigaux de Monteverdi est devenue la référence absolue en la matière. Récemment, c’est avec le metteur en scène Bob Wilson qu’ils ont donné la trilogie des Opéras de Monteverdi. Mais la passion de Rinaldi, par-delà la réinterprétation du répertoire traditionnel des 17ème et 18ème siècles, c’est la découverte de compositeurs méconnus et de pièces inédites. Son dernier CD, édité chez Naïve, nous offre ainsi une Messe à cinq voix et un Stabat Mater jamais interprétés d’Antonio Maria Bononcini, compositeur de Modène qui connut une certaine notoriété à Vienne entre 1700 et 1713.

Le reportage de Vinciane Haudebourg :

Reinhard von Nagel
Reinhard von Nagel © R. von Nagel

Dans l'atelier de Reinhard von Nagel.

Reinhard est facteur de clavecins à Paris depuis 1963. Il est un monsieur aux cheveux blancs et aux doigts fins qui a formé tous les membres de son équipe car pour lui, celui qui meurt sans transmettre est un voleur.

Son atelier est connu par les grands clavecinistes qui y donnent des concerts. Des peintres s’y sont aussi donné rendez-vous. Reinhard, lui, continue de fabriquer ses instruments du premier copeau à la première note.

Quand je l’ai rencontré dans son atelier, il était en train d’harmoniser un clavecin, l’œil concentré derrière sa lunette.

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L'atelier von Nagel

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