pour son roman Hérétiques - traduit par Elena Zayas - paru chez Métailié

Leonardo Padura - Hérétiques
Leonardo Padura - Hérétiques © Metailié / Leonardo Padura

Mario Conde est fatigué. Il sait qu’il boit trop, il a grossi, il a vieilli, et, depuis qu’il a quitté la police de La Havane, ses finances ne sont guère florissantes. Pour améliorer l’ordinaire, il sert d’intermédiaire un peu honteux entre un trafiquant, qui achète et revend de tout, et des cubains qui acceptent de se séparer de leur bibliothèque familiale contre des dollars. Aussi est-il ravi lorsqu’un de ses amis d’autrefois, désormais installé à Miami, lui envoie un grand américain sympathique et fortuné, prêt à payer fort correctement l’enquête discrète qu’il demande à Conde de mener.

Son père, aujourd’hui disparu, a vécu à Cuba jusqu’à son mariage, à la veille de la révolution castriste. Puis il a précipitamment émigré aux États-Unis après l’assassinat d’un haut dignitaire du régime Batista réputé pour être un corrompu féroce. Y aurait-il un lien entre ces deux évènements ? Son père aurait-il exécuté une vengeance personnelle liée à la disparition de ses propres parents qui n’ont pu obtenir de débarquer à Cuba alors qu’ils fuyaient l’Allemagne nazie?

Le flic bourru, alcoolo, et un brin macho créé par l’écrivain cubainLeonardo Padura est de retour.

Pourtant, il y a pas mal d’années déjà que Mario Conde a raccroché son arme de service et n’est plus, officiellement du moins, autorisé à mener des enquêtes. Mais il a gardé de bons amis dans la police et beaucoup d’autres dans les vieux quartiers de La Havane qui ne lui refusent jamais un coup de mains.

Dans Hérétiques , le dernier et énorme roman de Leonardo Padura, traduit par Elena Zayas et publié aux éditions Métailié, Conde va se retrouver plongé dans les brumes du passé de Cuba sous la dictature de Batista, tout en recherchant une jeune fille disparue aujourd’hui.

Entre ces deux histoires, Padura glisse un récit qui se déroule au XVIIe siècle, à Amsterdam, dans l’atelier de Rembrandt où un jeune juif transgresse les diktats de sa religion pour devenir peintre. Son portrait, qui traversera le temps et les océans, est le lien secret qui relie les deux enquêtes de Conde.

Leonardo Padura est, ce soir, l’invité de l’Humeur Vagabonde . Claudine Rimattei sera notre interprète.

Le reportage Léa Minod

Anthony Bubaire est Cubain. Son île, il l’a quittée pour la première fois en 2012, sur un coup de cœur et un coup de sang. Il avait vingt ans à peine, et venait de tomber amoureux d’une Française, Anne.

Aujourd’hui il vit comme un étranger en France, mais un étranger qui aurait fait un bond de cinquante ans dans le futur.

Anne Etienne en a passé du temps à Cuba. Avec Damien Sini , elle a sillonné l’île, une caméra à la main à bord d’un camion collectif. De Pinar del Rio à Guantanamo, en passant par La Havane, des vieux agriculteurs aux fanatiques de gonflette, d’espoirs en contestations.

Le film qu’Anne et Damien ont réalisé s’appelle Cumano , une contraction de Cubano et de Humano , un road-trip à la rencontre des Cubains, loin des clichés, dense, réaliste et poétique.

Affiche film Cumano
Affiche film Cumano © Anne Etienne et Damien Sini / Anne Etienne et Damien Sini

Le film sera projeté :

  • Les 17 (à 10h)et 18 octobre 2014 (à 16h) au festival le Grand Bivouac (Albertville) - Entrée : 7€ plein tarif (pour les réductions, voir sur le site du festival)

  • Le 7 décembre 2014 à 17h au Club Alcazar - Dans le cadre de la soirée cubaine « Para bailar casino » organisée par Roberto El Cubano et animée par Jack el Calvo. (Entrée : 10€ avec cours de salsa, accès à la soirée dansante et boisson sans alcool + 2€ pour la projection.)

> Tous les renseignements sur www.cumano.fr

> La page Facebook de Cumano

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