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photo2 © Brigitte Enguérand
Isabelle Carré « Une femme à Berlin » au Théâtre du Rond Point jusqu’au 10 octobre le livre est édité chez Gallimard/Folio. En juin 1945, dans Berlin en ruines occupé par les vainqueurs, les civils survivants doivent affronter les révélations sur ce que fut la barbarie nazie et tenter de tourner la page, pour ceux qui ont vécu l’arrivée des Russes, sur leurs propres souffrances. Les femmes, surtout, traitées toutes, jeunes et vieilles, comme un butin de guerre. 150 000, 200 000 ? Les historiens chiffrent à la louche le nombre des victimes de viols, mais ne s’attardent pas sur le nombre de viols subies par chacune d’entre elles pendant cinq semaines. C’est un sujet dont les hommes, et particulièrement les hommes allemands n’aiment guère être entretenus alors. Une femme de 34 ans, hostile aux nazis, journaliste, a tenu son journal du 20 avril au 22 juin 1945. Pour tenir le coup, conjurer la peur, ne pas sombrer dans l’abjection, elle griffonne sur des bouts de papier ce qu’elle voit, ce qu’elle entend, ce qui lui arrive. Avec distance, perspicacité, humour et intelligence, elle ne cache rien de ce qu’elle a dû faire pour survivre. Son fiancé, Gerd, la rejettera lorsqu’elle le lui fera lire, de même que les lecteurs allemands, lorsque son récit sera publié anonymement en 1959. En revanche, lorsqu’il sera à nouveau édité après sa mort en 2001, il connaîtra enfin un succès mérité. De ce témoignage exceptionnel Tatiana Vialle a tiré une pièce, « une femme à Berlin », avec Isabelle Carré et Swann Arlaud, à voir au Théâtre du Rond Point jusqu’au 10 octobre . Isabelle Carré est, ce soir, l’invitée de l’Humeur Vagabonde. Aurélie Charon : Rencontre avec la metteur en scène Tatiana Vialle et le comédien Swann Arlaud, qui fait face à Isabelle Carré sur scène. ### **oeuvre(s)** - _Une femme à Berlin: journal 20 avril-22 juin 1945_ De Anonyme
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