Quelle époque en effet! Une crise économique déclenchée par les spéculateurs mais qui n’est payée que par les citoyens de base, des scandales politico-financiers qui ne suscitent aucune réaction officielle autre que la dénonciation des vilaines mœurs journalistiques, un président des Etats-Unis traité de communiste parce qu’il propose une assurance-santé aux plus démunis, la guerre partout, la justice nulle part, et des socialistes français qui font tout pour perdre la prochaine présidentielle, comment ne pas broyer du noir quand on ne peut pas, comme Nicolas Sarkozy, se défouler contre ceux qui posent d’inconvenantes questions ?

Un bon moyen pour retrouver un petit peu de sérénité est, parfois, de s’en remettre à ceux qui parviennent à nous faire rire de ce qui normalement nous ferait pleurer de rage. Les humoristes, autrefois, y parvenaient, lorsqu’ils s’appelaient Desproges, Coluche, Bedos. Aujourd’hui il nous reste les dessinateurs de presse qui, chaque jour, ou chaque semaine, d’un trait de crayon vengeur expriment ce qui bouillonne en nous. Plantu, certains jours, mériterait d’être remboursé par la sécurité sociale. Son dernier recueil de dessins de la saison 2009-2010, une très bonne récolte, vient de paraître au Seuil. Il s’appelle « Tête de gondole ». Et son auteur, encore en liberté, est, ce soir, l’invité de l’Humeur Vagabonde.

reportage

Les Champs libres, à Rennes, présentent jusqu'au 9 janvier 2011 une exposition sur le dessin de presse, organisée par Cartooning for Peace, l'association créée par Plantu au lendemain de l'affaire des caricatures de Mahomet pour promouvoir les dessinateurs du monde entier, et rappeler leur droit -et même leur devoir- d'informer mais aussi d'offenser. Visite de l'exposition avec le dessinateur Loïc Schvartz, qui publie entre autres à Charlie Hebdo. Par Baptiste Etchegaray.

Les références
L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.