Pour « Ionesco suite », au Théâtre des Abbesses jusqu’au 31 janvier et en tournée dans toute l'Ile-de-France en février

Ionesco suite
Ionesco suite © Agathe Pouponey

Ni l’alcool, ni la célébrité internationale, ni l’Académie Française ne l’auront apaisé : jusqu’à sa mort, en 1994, Eugène Ionesco sera resté inconsolable et dépressif. Même le plongeon des derniers temps dans la foi catholique n’aura pu apaiser cette peur de la mort qui l’a taraudé tout au long de sa vie. Pourtant son théâtre déclenche toujours autant les rires des spectateurs, du moins ce fameux théâtre de l’absurde dans lequel ont été classées ses premières pièces comme la Cantatrice Chauve, les Chaises ou La Leçon. Un terme qu’il détestait d’ailleurs, mais dont il revendiqua pourtant l’exclusivité avec une certaine virulence lorsque des critiques en attribuèrent la paternité au grand Samuel Beckett !

Avec sa mise en scène de Rhinocéros, montée en 2005, reprise en 2011 et qui a connu un énorme succès à travers le monde, Emmanuel Demarcy-Mota avait choisi une pièce plus grave, à l’implication politique et sociale assez claire. Ce Ionesco-là, il nous l’a brillamment démontré, n’a pas vieilli. Une question qui peut se poser pour ses premières pièces courtes où l’auteur décortique les phrases toutes faites, la vacuité des conversations ordinaires et les petites haines recuites de la vie de couple. Pour y répondre, il suffit d’aller voir « Ionesco Suite » au théâtre des Abbesses à Paris jusqu’au 31 janvier, avant Maisons Alfort, Vélizy et Clichy sous Bois en février. Sept comédiens de la troupe se sont emparés avec un plaisir évident de cinq pièces des années 1950 et 1960 pour les retricoter autour du thème des réunions de famille.

Avec un reportage de Perrine Malinge

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Ionesco suite - janvier 2013

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