pour le film La ruée vers l'art de Marianne Lamour (en salles le 16 octobre)

La ruée vers l'art
La ruée vers l'art © Radio France

En février 2009 toutes les gazettes, toutes les télés ont largement rendu compte de « la vente du siècle », la dispersion sous les coupoles illuminées du Grand Palais de la somptueuse collection d’œuvres d’art accumulée en un demi-siècle d’achats avisés de Pierre Bergé et Yves Saint Laurent. 206 millions d’euros au total, des enchères arrivant du monde entier, et, dans la salle, une assistance huppée venue de tous les continents. Plus encore que les couronnements princiers, l’intronisation des présidents américains ou les premières des grands opéras à Milan, Venise, Sydney ou New York, les lieux où se voient, se jaugent et s’échangent les œuvres d’art sont devenus des rendez-vous incontournables pour les riches et les super-riches de la planète. Car, si l’on sait profiter des bons canaux, le placement peut rapporter très gros….

La réalisatrice Marianne Lamour a suivi, pendant un an, de Paris à Pékin, de Bâle à Venise, de Miami à Doha, de New York à Singapour, l’enquête menée par deux journalistes,Danièle Granet et Catherine Lamour , sur ce monde très fermé des collectionneurs et des marchands qui se retrouvent lors de grandes manifestations, où chacun s’épie et recherche la bonne affaire. Dans ce grand marché de l’art qui se déplace des capitales occidentales vers les pays émergents, très rares sont ceux qui viennent acheter pour le plaisir. Dorénavant l’art est devenu un placement, plus sûr que bien d’autres, à condition que les marchands et les institutions acceptent de jouer le jeu très juteux pour tous de la hausse arrangée des cotes des artistes. Danièle Granet et Catherine Lamour sont, ce soir, les invitées de l’Humeur Vagabonde .

Le reportage de Martine Abat : Rencontre avec François et Michel, un couple de collectionneurs d’art contemporain.

François et Michel ont commencé à collectionner des œuvres d’art contemporain il y a plus de 25 ans. Ils en ont accumulé beaucoup. Toutes ne sont pas visibles bien entendu dans leur appartement du 20ème arrondissement de Paris, ils ont même dû acheter un espace pour pouvoir les stocker. Et donc leurs œuvres tournent sur les murs, au gré de leurs envies ou de prêts à des musées en France ou à l’étranger.Parmi les artistes de leur collection, certains noms aujourd’hui connus ne l’étaient pas à l’époque, comme Nan Goldin, Martin Parr, Claude Levêque, Sol LeWitt, Giuseppe Pennone.Ils achètent une dizaine d’œuvres par an en moyenne, et furètent tous les weekends dans les galeries de la ville à la recherche des artistes de demain. Ils disent que s’arrêter de collectionner, pour eux, ce serait arrêter de s’intéresser au regard que les artistes d’aujourd’hui portent sur notre monde, et ce serait comme arrêter de vivre … Impossible

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