Desirer
Desirer © Radio France

Richard Flanagan pour Désirer , paru aux éditions Belfond.

Eternelle histoire de toutes les conquêtes : les colons blancs accaparent les terres, et habillent leur prise de pouvoir des beaux mots de civilisation, d’évangélisation, de culture et de modernité. Ici c’est l’historien australien Peter Mc Fye qui évoque l’installation de la puissance britannique en terre australe. Mais ce fut pareil en Amérique du Sud comme du Nord, en Inde, en Algérie, en Nouvelle Calédonie où, pour être plus aisément pourchassé, l’indigène fut d’abord nié comme être humain.

Richard Flanagan est né en Tasmanie, descendant d’un irlandais, déporté dans ce qui était alors « le goulag de l’empire britannique » pour avoir volé de la farine durant la grande famine. D’abord journaliste, puis documentariste, très impliqué dans le combat écologique dans son pays, il se consacre désormais à ses romans , tous best sellers en Australie et traduits dans le monde entier. Le dernier « wanting », intitulé « Désirer »en France vient de paraître chez Belfond. Il retrace le génocide des Aborigènes mené à la fin du XIXè siècle par les Anglais à travers le destin tragique d’une petite orpheline adoptée un temps par le gouverneur et sa femme afin de démontrer les bienfaits de la civilisation sur les sauvages. Richard Flanagan est, ce soir, l’invité de l’Humeur vagabonde. Ses propos seront interprétés par notre ami Xavier Combe.

reportage

le reve du lezard sauvage
le reve du lezard sauvage © Radio France

Reportage de Lucie AkounTenter de décrire la peinture aborigène, voilà le défi que relève depuis des années le galeriste Stéphane Jacob dans sa galerie « Seine 51 » à Paris. Il l’affirme encore et encore : la peinture aborigène est une peinture d’histoire, de la grande peinture d’histoire … de quoi nous inviter à redéfinir ce terme et à modifier une fois pour toutes notre conception de cette peinture. D’apparence abstraite, face aux œuvres nous détaillons les points, les lignes courbes, les stries, bref nous contemplons des formes, des formes pures telles que la peinture moderne européenne a pu les faire naitre au début du XXe siècle. Et pourtant il n’en est rien. Il faut voir Kathleen Petyarre toucher sa toile et raconter pour comprendre : là où nous ne voyons que des points, elle parle de buissons, là où nous regardons des lignes : elle évoque le fleuve de ses ancêtres, là où nous ne voyons que des stries, elle montre le chemin emprunté pour rejoindre le site central sacré... Une peinture d’histoire donc, une peinture de territoire qui loin de l’art décoratif se révèle être un geste éminemment politique. Abie Loye et Kathleen Petyarre sont en ce moment en résidence d’artiste à Daoulas en Bretagne et leurs œuvres sont visibles à Paris et à l’Abbaye de Daoulas jusqu’au 28 novembre dans le cadre de l’exposition « Grand Nord Grand Sud : artistes inuit et aborigènes » . Abbaye de DaoulasChemins du patrimoine en Finistère21 rue de l’église – BP 34Tél. : 02 98 25 84 39

oeuvre(s)

  • Dispersés par le vent

    De Richard Flanagan

  • Désirer

    De Richard Flanagan

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