[scald=12767:sdl_editor_representation]Pour le « Dictionnaire amoureux de la Palestine » aux éditions Plon Mise en vente le 19 avril Mahmoud Darwich était venu dans l’Humeur Vagabonde il y a six ans, jour pour jour, étrange coïncidence. Il était accompagné de son ami et traducteur, Elias Sanbar, et venait de publier en français « Etat de siège », un livre de poésies écrites pendant le siège de Ramallah, alors que les chars israeliens encerclaient sa maison. Darwich, toujours présenté comme « le poète de la Palestine » ce qui l’agaçait un peu, lui qui préférait se dire « poète troyen ». Car il rêvait d’écrire l’autre face de l’Illiade, celle des vaincus dont le poème avait été brûlé, avec la ville, par les Grecs. C’est l’une des nombreuses et belles histoires que raconte Elias Sanbar dans son « Dictionnaire amoureux de la Palestine » , édité chez Plon, et qui sera lundi prochain dans les librairies. Livre savant, précis et généreux, dédié aux amis, disparus ou dispersés en terre étrangère, mais aussi aux ennemis, avec lesquels, depuis le temps qu’il participe aux discussions dites de paix, il a tissé des liens étroits. Au gré des mots qu’il a retenu, l’auteur se souvient d’une vie d’exilé, de combattant, dans laquelle, finalement, les bonheurs simples d’une vie d’homme ont pu trouver leur place parmi les souvenirs d’un monde perdu.Martine Abat : rencontre avec Rachid Koraïchi Rachid Koraïchi est un peintre et plasticien algérien mais c’est à Tunis qu’il a rencontré le poète palestinien Mahmoud Darwish. Ils sont devenus amis et Koraïchi lui a proposé de travailler à des gravures, des eaux fortes, inspirées par 21 de ses poèmes. Il n’a pas illustré ces poèmes, il y a trouvé une matière. Rachid Koraïchi a pendant travaillé 3 années à ces gravures. Elles sont toutes composées d’une grande figure tracée en noir, qui ressemble parfois à une grande lettre qui pourrait être japonaise, ou parfois à un personnage, une silouhette. Le fond de chaque planche est entièrement recouvert d’écriture, de lettres arabes, comme un fourmillement de signes, de petits dessins minuscules qui sortent presque de la page. Aujourd’hui un livre sort chez Actes Sud où sont reproduites ses gravures en regard des poèmes de Darwish. Le livre s’intitule « Une nation en exil ». (Illustration musicale : Marcel Khalifé)

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