Avec sa rigueur journalistique et sa savoureuse autodérision, Jérémie Dres fait de la recherche de ses origines, un véritable reportage d'investigation qui exhume une mémoire en voie de disparition, celle d'un monde arabe cosmopolite.

Café au Caire en 1950.
Café au Caire en 1950. © Getty / Lionel Green / Archives Photos

Auteur de L'Immeuble Yacoubian, homme cultivé issu de la bourgeoisie égyptienne, Alaa al-Aswany ne peut qu’être que nostalgique de ce temps mythique d’avant guerre où les langues, les religions, les nationalités se côtoyaient en paix sur les rives du Nil. Sur ce temps-là, disparu entre 1948 et 1952, Lawrence Durrell a écrit son célèbre Quatuor d’Alexandrie, et, plus récemment, Benny Ziffer, Nous les Levantins

Des cafés où se réunissaient poètes, philosophes, écrivains, des cabarets dans lesquels des femmes chantaient et dansaient, une communauté juive tellement bien intégrée que nombre de ses jeunes hommes s’investissaient dans les luttes pour l’émancipation du peuple égyptien. Cela a bel et bien existé. 

Mais tout était-il vraiment si parfait ?

Le graphiste Jérémie Dres est parti au Caire et à Alexandrie sur les traces de grands-parents obligés de s’exiler après la naissance de l’Etat d’Israël, les juifs étant devenus des ennemis des Etats arabes. Une histoire dont il ne connaissait que des bribes, le père de sa mère ayant toujours refusé de revenir sur un passé qu’il ne voulait plus remuer. Après Nous n’irons pas voir Auschwitz, paru en 2011, et Dispersés dans Babylone, en 2014, Jérémie Dres poursuit son enquête sur des histoires du temps passé dont il a compris avoir besoin pour transmettre son histoire familiale à Anouk, sa fille. Si je t’oublie Alexandrie, sa toute dernière BD, est éditée chez Steinkis.

Tout le monde a été bien accueilli en Egypte, les arméniens, les turcs, les Grecs , les français , mais je ne dirais pas que les Juifs ont été accueillis car les Juifs  égyptiens étaient égyptiens qui étaient juifs et pas le contraire , et le rôle des Juifs a été importants dans l’histoire de l'Egypte ,alors sous protectorat britannique . Alaa El Aswany 

Les archives de l'INA 

Alaa El Aswany  Grande Traversée, Retour d'Egypte Gilles Kepel, été 2014

SHEHATA HAROUN (1920-2001)  l’un des derniers  juifs d’Egypte 

Nuits magnétiques :Sept jours et six nuits ou le temps d'un retour au pays natal par  Paula Jacques Le 08/06/1993 

Jacques Hassoun  (1936-1999): Le roi  Farouk a créé des milliers et des milliers d’apatrides avec  la fiction juridique de « sujet local »  

_Sept jours et six nuits ou le temps d'un retour au pays natal  _09/06/1993

Nazli FARID , alexandrine : Aujourd’hui l’identité d’Alexandrie est une identité authentiquement égyptienne

L’Alexandrie  de Durrel, les années 30 , 40 c’était une « comédie européenne » , c’était pas l’ Egypte 

La matinée des autres. Alexandrie, de portraits en histoires .Le 22/04/1997 par  Simone Douek

Dans la  synagogue d’Alexandrie avec JO HARARI, alors président de la communauté juive égyptienne et LINA MATATIA :

"La  communauté juive égyptienne  se meurt" 

Alexandrie, de portraits en histoires : La matinée des autres  22/04/1997 Simone Douek

Dans le marché aux poissons d’Alexandrie  

LA MATINEE DES AUTRES. ALEXANDRIE, DE PORTRAITS EN HISTOIRES. Le 22/04/1997

L' Humeur vagabonde consacrée à la BD Dispersés dans Babylone est à réécouter ICI 

Pourquoi le reggae fait-il si souvent référence au judaïsme? Cette question, qui tourne, à l'obsession, entraîne Jérémie Dres d'Addis-Abeba à New York dans une vaste et passionnante enquête, où se mêlent destins individuels et grandes légendes.

La programmation musicale  :

Tamino: Habibi 

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