photo_reportage
photo_reportage © Radio France
Pour « Mafrouza » cycle de cinq films documentaires sur un quartier d’Alexandrie détruit en 2007. Sortie en salles aujourd’hui Il y a des noms de villes qui donnent des ailes à la rêverie : Constantinople, qui n’existe plus officiellement, Palmyre qui est en ruines, Alep qui perd son âme sous une sanglante dictature. Reste Alexandrie où l’histoire et le mélange des civilisations ont donné aux habitants d’aujourd’hui, comme l’expliquait le père Fayed, une singularité unique dans ce monde méditerranéen si malmené par la misère, les dictatures, la guerre et la corruption. Car les Alexandrins, selon ce père jésuite originaire de la cité antique, savent à la fois se souvenir du passé, présent sous leurs pieds, et s’intéresser à ce qui se trouve au-delà de l’horizon. Peut être est ce cela, ce regard si particulier qu’elle y a croisé, qui a donné à la réalisatrice Emmanuelle Demoris l’idée folle de s’en aller tourner, seule, avec une caméra DV, dans un quartier misérable d’Alexandrie, Mafrouza, construit de bric et de broc dans les ruines d’une nécropole antique. Un projet poursuivi pendant dix ans, et qui, après deux années de tournage, a donné naissance à cinq films qui sortent aujourd’hui dans une dizaine de salles en France. Mon confrère du Monde, Jacques Mandelbaum, relève dans son article enthousiaste que faire l’éloge d’un documentaire de plus de 12H, sur un bidonville d’Alexandrie réalisé par une cinéaste inconnue du grand public, est un pari impossible. C’est pourtant celui que nous relevons avec allégresse ce soir, tant la beauté, l’intelligence, la force de ces images, la leçon de vie que ces hommes et ces femmes nous adressent méritent des spectateurs amicaux. Paris : St André des arts, Lincoln, Montreuil - Le Méliès )à partir du 15 juin (jusqu'au 19 juillet) Tours - Studio Caen - le Lux Orléans - Les Carmes Toulouse - ABC ### reportage Martine Abat : rencontre avec Golo et Dibou pour "Chroniques de la nécropole" aux éditions Futuropolis Une autre histoire en terre égyptienne, celle que nous racontent deux auteurs de BD Golo et Dibou. Ce couple de français vit en Egypte, depuis déjà 18 ans pour lui Golo, dessinateur de presse pour des journaux du Caire. Leur bande dessinée s’intitule « Chroniques de la nécropole ». Ils y tiennent la chronique donc du village de Gournah où ils sont installés. On y croise leurs voisins, leurs amis, le sage Dr Boutros, le facétieux Cheikh Ali, Zeitoun. Ils nous racontent la vie de ses paysans cultivant la canne à sucre et le blé sur les bords du Nil, ils nous décrivent la corruption, la police qui harcèle les habitants, les mariages, Gournah se situait en Haute Egypte, sur la rive ouest du Nil face à Louxor, juste à l’entrée de la vallée des rois. Mais en 2006 les autorités ont commencé de le détruire par tranches successives. 20 000 habitants déplacés. Il ne reste aujourd’hui que quelques maisons. Les bu
Les références
L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.