Pour « Chez nous » Actes Sud « Gilead » paru en 2008 Le sentiment de culpabilité, qui parmi nous ne le ressent pas, même si certains sont plus doués que d’autres pour le repousser ? Pour les croyants, cela s’appelle péché, et, de fil en aiguille, on se retrouve à parler rédemption, prédestination, grâce. Chez nous, dans la vieille Europe, ces questions qui ont nourri, pendant des siècles, les pensées et la littérature, n’agitent plus guère les écrivains. Et qui lit encore de nos jours Bernanos, Renan ou Péguy ? De l’autre côté de l’Atlantique, en revanche, la foi, on le sait, est partout :dans le débat politique, dans la façon dont on enseigne, dont on juge ses voisins, dont on dirige le pays ou un état. Que les écrivains américains soient athées ou pas, ils ont généralement été élevés dans la foi : catholique, protestante, juive, ou toutes leurs formes dérivées. Leurs livres sont imprégnés de ces questions qui peuvent sembler désuètes aux lecteurs français. Pourtant quoi de plus actuel que la parabole du talent ou celle du fils prodigue, que les paroles échangées entre Abraham et Isaac marchant au sacrifice, que les imprécations d’un messie contre les marchands du temple ? Barack Obama dit grand bien des livres de Marilynne Robinson qui enseigne l’écriture dans l’Iowa. Elle a reçu le Pen/Hemingway award pour son premier roman et le Pulitzer pour le deuxième, Gilead, publié l’an dernier chez Actes Sud. « Chez nous », qui vient de paraître, se déroule dans la même petite ville de l’ Iowa, à la fin des années 50, et reprend le même récit, mais raconté par un autre personnage. Glory rentre à 38 ans chez son père, un vieux pasteur presbytérien, dans cette petite bourgade du Midwest qui séparait autrefois le Sud esclavagiste du Nord abolitionniste. Elle a renoncé à sa vie d’enseignante après une déception sentimentale pour venir l’accompagner vers la mort qui s’annonce. Son frère, Jack, parti depuis vingt ans, mauvais sujet ayant scandalisé Gilead par sa conduite, revient soudainement. Comment pardonner, se parler, s’aimer dans une famille corsetée par la foi…Livre magnifique sur la transmission, le doute, le renoncement, la révolte. Sur la vie, donc, celle de là bas comme celle d’ici. Marilynne Robinson est venue nous en parler voici quelques jours, et Xavier Combes a traduit ses propos pour l’Humeur Vagabonde.

Claire Teisseire « Aux formes indéfinissables, mais toujours amicales, les pièces de Jean comme celles de Jacqueline imposent le silence quand on les approche. Elles diffusent une intense présence. Chacune écrit un poème de la Terre ; raconte le patient labeur de leur histoire. La terre est un mystère, le grés des Lerat l’explore en le confortant" écrit l'écrivain et amoureux du théatre Jean-Pierre Thibaudat à propos des oeuvres des céramistes Jean et Jacqueline Lerat. Professeurs à l’école des beaux Arts de Bourges, ils ont contribué à porter cet art au plus haut niveau , celui de la sculpture. Dans la création céramique, apres le travail de la terre, vient la cuisson des œuvres…. En septembre dernier j’ai eu la chance d’assister à Bourges à la cuisson des dernières pièces de Jacqueline Lerat dans le four jouxtant l’atelier C’était un moment très fort, étaient présents sa famille et ses nombreux amis, céramistes ou pas….. les oeuvres de Jean et Jacqueline Lerat sont présentes dans les c

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