"L’Envol" est le thème choisi par La maison Rouge pour sa dernière exposition : plus de 200 œuvres, photos, installations, sculptures, dessins, films, objets insolites, naïfs ou très sophistiqués, drôles, graves, inquiétants ou franchement dingues pour nous dire au revoir en beauté

Antoine de Galbert, galeriste, collectionneur d'art contemporain et mécène, le 19 juin 2013 à la Maison Rouge, fondation française pour l'art contemporain à but non lucratif.
Antoine de Galbert, galeriste, collectionneur d'art contemporain et mécène, le 19 juin 2013 à la Maison Rouge, fondation française pour l'art contemporain à but non lucratif. © Maxppp / Annie Viannet

Qui n’a, comme Gaston Bachelard, une nuit ou l’autre, rêvé de voler ?

Les psys ont des tas d’explications pour ce fantasme aussi vieux que l’homme. Mais bien plus que l’accomplissement, c’est la tentative qui illustre de façon éclatante ce qu’est la condition humaine. Beckett l’avait magnifiquement résumé :  Déjà essayé ? Déjà échoué ? Essaie encore. Echoue encore. Echoue mieux.

C’est ce thème de L’Envol qu’a choisi La Maison Rouge pour sa 131ème et dernière exposition qui s’achèvera le 28 octobre. Plus de 200 œuvres, photos, installations, sculptures, dessins, films, objets insolites, naïfs ou très sophistiqués, drôles, graves, inquiétants ou franchement dingues pour nous dire au revoir en beauté.

Créée en 2004 par Antoine de Galbert, La Maison Rouge, au contraire de ces fondations d’entreprise tapageuses qui ont fleuri ces dernières années, est une fondation d’utilité publique, sans but lucratif. Avec une moyenne de 30 à 50 000 visiteurs par événement, elle a depuis longtemps réussi son pari. Et pourtant elle va fermer ses portes, au grand dam de ses habitués, son président ayant décidé de prendre son envol. Collectionneur amoureux de ses trouvailles, amateur d’art jaloux de sa liberté, Antoine de Galbert a décidé de reprendre sa route vers d’autres horizons, qui ne seront évidemment pas éloignés du monde de l’art.

Il nous laisse des regrets et surtout, énormément de reconnaissance

Les extraits sonores diffusés

Gaston Bachelard : Causerie (1952, archive INA)

Blaise Cendrars : Le bureau des rêves perdus (1953, archive INA)

La Dolce Vita, film de Federico Fellini (1960)

Christian Milovanoff, dans l'émission "Peinture fraîche" de Jean Daive  sur France Culture (1999, archive INA) 

Lecture d’un texte de Paul Claudel sur l’envol de Nijinski (Le rythme et la raison, 1989, archive INA)

La programmation musicale

Diana Krall : "Temptation"

L'Humeur vagabonde vous recommande 

Du 20 au 23 septembre, le Festival America célébrera, à Vincennes, les littératures et cultures d'Amérique du Nord en compagnie de plus de 70 auteurs venus des Etats-Unis, du Mexique, de Cuba, d'Haïti et d'une délégation exceptionnelle de romanciers canadiens, à l'honneur cette année.

Cette 9ème édition sera aussi l'occasion de fêter les 40 ans du roman culte de John Irving : Le Monde selon Garp en sa présence, de rendre hommage à Philip Roth et James Baldwin, de rencontrer les figures majeures des lettres américaines (Jeffrey Eugenides, Colson Whitehead, Richard Russo, Richard Powers, Laura Kasischke, Michael Chabon, Dan Chaon, Vivian Gornick...), de parcourir les expositions d’œuvres de Zen Lefort, Rita Leistner et de street artists et d'assister à un concert de musique cajun.

Tout le programme est à retrouver ici !

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