pour son livreChez.Pina.Bausch.de - traduit par Mathilde Sobottke - paru chez Arche Editeur

Jo Ann Endicott
Jo Ann Endicott © L'Arche Editeur / Helmut Drinhaus

En juin 2009 l’annonce du décès brutal de Pina Bausch à Wuppertal, là où elle avait fondé en 1973 son célèbre Tanztheater, avait provoqué un véritable chagrin dans le monde entier.

En 35 ans de créations, avec une troupe de danseurs exceptionnels, la grande prêtresse de ce théâtre dansé avait fait naître autour d’elle une ferveur à nulle autre pareille.

Exigeante, sévère, pour les autres comme pour elle-même, Pina Bausch a laissé ses compagnons de route, comme Dominique Mercy, entré dans la troupe en 1974, dans une douloureuse sidération.

Tous se demandaient alors comment ils pourraient encore songer à esquisser un geste sur scène sans le regard impitoyable et attentif de leur oracle.

Les années ont passé et la Compagnie a repris les tournées avec les pièces qui ont fait sa gloire.

Mais l’absence de celle qui les a ciselées n’est pas moins amère.

Jo Ann Endicott a été l’une des danseuses fétiches de Pina Bausch dès 1974, puis une proche collaboratrice à qui elle confiait la reprise de certaines pièces emblématiques sur des scènes étrangères.

Dans son autobiographie Je suis une femme respectable publiée en 1999 chez L’Arche éditeur, elle racontait déjà ce qu’avaient été ces 35 années de dévotion, de souffrances et de joies aux côtés de sa « déesse de la danse ».

Dans ce nouveau petit livre intituléChez.pina.bausch.de traduit par Mathilde Sobottke pour L’Arche, Jo Ann Endicott revient sur leur relation tumultueuse entrecoupée d’orages et de séparations.

Pina était, écrit-elle, une obsession dont elle n’a jamais pu se débarrasser, mais lorsqu’elle l’a quittée, un an avant sa mort, c’était sa vie à elle qu’elle voulait sauver. Trop de douleurs, physiques et morales, l’avaient brisée.

Jo Ann Endicott est, ce soir, l’invité de l’Humeur Vagbonde. Xavier Combe sera notre interprète.

Le précédent ouvrage de Jo-Ann Endicott

Jo-Ann Endicott-Je suis une femme respectable
Jo-Ann Endicott-Je suis une femme respectable © L'Arche éditeur / Jo-Ann Endicott-

Je suis une femme respectable paru chez L'Arche éditeur (1999)

PINA BAUSCH

http://www.pina-bausch.de/en/

Pina Bausch-Comme une épine dans l'oeil (2012)
Pina Bausch-Comme une épine dans l'oeil (2012) © L'Arche éditeur / Pina Bausch

Son unique film La Plainte de l'Impératrice (1987) a fait l'objet d'un livre Comme une épine dans l'oeil paru chez L'Arche éditeur (2012)

ce film sera-t-il la seule réalisation cinématographique de Pina Bausch ? C'est ce que raconte cet ouvrage.

Avec des témoignages. Parmi eux, ceux de grands artistes qui furent ses contemporains. Des témoignages qui continuent encore aujourd'hui. Ils sont rassemblés, ici, pour la première fois. Federico Fellini, Pedro Almodóvar, bien sûr, mais aussi Bob Wilson, Heiner Müller, Pippo Delbono, et encore Wim Wenders, Susan Sontag, Hervé Guibert, Yannick Haenel, François Weyergans, Peter Esterhazy... Tous ont ressenti le désir compulsif d'écrire sur Pina Bausch, comme pour s'approprier son pouvoir et sa force.

Deux films mémorables sur Pina Bausch

Pina (2011)
Pina (2011) © Les Films du Losange / Wim Wenders

Pina de Wim Wenders (2011)

Pina Bausch-Les rêves dansants (2010)
Pina Bausch-Les rêves dansants (2010) © Jour2fête / Anne Linsel et Rainer Hoffmann

Les rêves dansants, sur les pas de Pina Bausch

d'Anne Linsel et Rainer Hoffmann (2010)

Le Sacre du Printemps (Stravinsky/Pina Bausch) est à l'affiche de l'Opéra jusqu'au 31 décembre

https://www.operadeparis.fr/saison-15-16/ballet/christopher-wheeldon-wayne-mcgregor-pina-bausch

Café Müller et Le Sacre du Printemps du 6 au 9 juin 2016 dans les Arênes de Nîmes -Tanztheater Wuppertal Pina Bausch - direction François-Xavier Roth

http://theatredenimes.com/spectacle/cafe-muller/

Le reportage de Léa Minod

Léa Minod est allée assister au cours d’improvisation d’Aurélie Delarue qui dirige la compagnie l’Air Ivre.

C’était un mercredi soir, dans sous-sol du Carreau du temple juste derrière la place de la République à Paris.

Une salle immense, avec des paniers de basket suspendus aux murs. Deux jeunes filles venaient pour la première fois au cours. D’autres élèves sont là depuis des années.

Léna Tchirvina fait partie de ceux-là. Et pour rien au monde elle ne manquerait un mercredi. Elle n’est pas danseuse non, mais ne saurait vivre sans danser.

Toutes les informations sont sur le site internet : air-ivre.fr

facebook.com/air.ivre.danse

twitter.com/AirIvreDanse

Les archives de l'INA et les extraits sonores

Dominique Mercy : Pina Bausch était notre oracle, elle donnait l’étincelle à notre liberté

ARCHIVE INA -Hors champs 30.12.2013 –Laure Adler -France Culture

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Peter Pabst : Au départ, chez Pina, il n’y a rien (pas un thème, pas un texte, pas de musique, pas de titre), c’est difficile, même si la liberté est extraordinaire

ARCHIVE INA -« Hommage à Pina Bausch » 28.11.2009-France culture

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Pina Bausch : Le travail ensemble est difficile

J’aime ces gens, je les rends beaux car je les rends honnêtes

Toujours recommencer avec l’homme et pas avec quelque chose d’utopique

ARCHIVE INA -Nancy ou l'utopie théâtrale- 14.05. 1977 -France culture

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Extrait de WALZER avec Jo Ann Endicott

Pina Bausch : Faire une nouvelle pièce c’est comme traverser l’enfer, mais c’est aussi une obligation et une grande joie

Répétition de Kontakthof avec Jo Ann Endicott et les adolescents

Extrait du Dvd « Les rêves dansants » d’ Anne Linsel et Rainer Hoffmann édité par Jour2fête

La programmation musicale

CD 1 : Chanson Frühling und Sonnenschein , interprétée par Rudi Schuricke, Juan Llossas et son Tango-Orchester, composée par Franz Baumann et Ernesto de Curtis

Extrait du DVD Les rêves dansants d’Anne Linsel et Rainer Hoffmann - édité par Jour2fête

CD 2 : PURCELL The Fairy Queen - La Plainte de Junon : The plaint O let me weep for ever weep (Vème acte)

avec la soprano Jennifer Vyvyann et Benjamin Britten à la direction de l'English Chamber Orchestra

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