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Pour « Danbé » aux éditions Calmann Lévy A écouter plusieurs fois cette définition du « danbé », dignité, on ne peut s’empêcher de rêver un peu. Si cette vertu cardinale, inculquée dès le plus jeune âge, entraîne ipso facto l’honnêteté, le courage et le goût du travail, quel dommage que nos splendides dirigeants, tous Français de souche et magnifiques représentants de la France des terroirs, n’ait pas eu quelques attaches intimes avec le Mali. Un peu, et même beaucoup de dignité, par les temps qui courent, cela améliorerait sûrement ce moral national éternellement en baisse. Et si nous remplacions la Saint Valentin par la journée du danbé ? Danbé, c’est le beau titre de ce livre qui parait aujourd’hui chez Calmann Lévy. Marie Desplechin a tenu la plume, Aya Cissoko a raconté. Une enfance sans argent mais avec beaucoup d’amour à Ménilmontant. Et puis, en 1986, l’incendie criminel de l’immeuble insalubre où vivent les parents et leurs quatre enfants. Le père et une petite sœur y laisseront la vie. La mère, gravement malade, refusera d’obéir à la famille qui veut qu’elle rentre au Mali. Ses enfants auront l’éducation et la liberté qu’elle aurait aimé avoir. Aya deviendra championne du monde de boxe dans sa catégorie le jour de ses 28 ans, qui sera aussi celui de la fin de sa carrière suite à une fracture d’une vertèbre cervicale. Aujourd’hui, elle a repris ses études et intégré Sciences Po Paris.

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