Xavier Rey est commissaire de l’exposition « Degas et le nu » au Musée d’Orsay jusqu’au 1er juillet

Le critique d’art Pierre Cabanne, qui fut notre voisin à France Culture, écrivit en 1989 un très joli « Monsieur Degas », dans lequel il définissait ce peintre et dessinateur d’exception comme « une anomalie dans son siècle ». Formé, en effet, comme ses contemporains, à l’école du classicisme, il s’en libéra pour aller chercher son style dans des univers bien loin de lui : les champs de course, les danseuses, les pensionnaires de maisons closes, les corps dénudés de ses modèles, poursuivant une quête obsessionnelle du mouvement, du geste, de l’effort musculaire. Et finissant par ouvrir la voie à la modernité, de Bonnard à Picasso qui l’étudièrent sans relâche, jusqu’à Mondrian et Kandinsky.

De Degas, évidemment, chacun peut citer ses petites danseuses, ses portraits où l’on reconnaît l’influence d’Ingres qu’il admirait tant, et les vues des courses. Ses dessins, eux, restent plus méconnus. Peu exposés, au début à cause de leur caractère scandaleux, confinés dans les collections particulières de ses amis, et aujourd’hui parce que particulièrement fragiles, surtout les pastels, ils sortent rarement des musées. C’est pourquoi il faut aller voir la prodigieuse exposition, Degas et le Nu, organisée conjointement par le museum of Fine Arts de Boston et le musée d’Orsay, à Paris, jusqu’au 1er juillet. Xavier Rey, auteur du Découvertes Gallimard « les nus de Degas », conservateur à Orsay et commissaire de l’exposition est, ce soir, l’invité de l’Humeur Vagabonde.

Le reportage de Claire Teisseire :

Visite de l'exposition "Degas et le Nu" en compagnie de Jacques Bonnet, auteur de "Comment regarder Degas" publié chez Hazan

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Degas © Radio France

Le programmation musicale :

  • Lana del Rey, Born to die

  • Claude Nougaro, Déjeuner sur l'herbe

  • Arthur H, Cheval de feu
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