[scald=12601:sdl_editor_representation]Emission consacrée à Takeshi Kitano à l’occasion de la sortie de son dernier film « Achille et la Tortue » le 10 mars, de l’exposition « Gosse de peintre » à la Fondation Cartier à Paris jusqu’au 12 septembre, de la rétrospective de ses films au Centre Pompidou jusqu’au 21 juin. A moins de débarquer du Kalahari, nul ne peut ignorer qu’il y a une forte actualité Kitano en ce moment à Paris : sortie mercredi dernier dans les salles de son dernier film, « Achille et la tortue », une fable burlesque et cruelle sur un peintre raté qu’il a tenu à incarner, une rétrospective de l’ensemble de ses films au Centre Pompidou jusqu’au 21 juin et, clou de ce printemps kitanien, une exposition à la Fondation Cartier, « Gosse de peintre », dans laquelle Beat Takeshi, nom sous lequel il est une gloire au Japon, a installé une sorte de Luna Park délirant où il présente son univers personnel, ses obsessions, et ses étranges animaux fétiches. Son inauguration, la semaine passée, nous a permis de rencontrer le maître en personne, au milieu de son équipe d’hommes en noir empressés, chronomètre en main pour réguler le flot des poseurs de questions. Guère de place, évidemment, pour la spontanéité. Le discours est bien rôdé, la carapace de la star à l’épreuve des balles. Aurélie Charon a quand même réussi à le faire rire, brièvement certes, mais quand même. Interview sous contrôle, qui laisse deviner un rêve d’enfant inaccompli : être Van Gogh. A la place il est devenu une icône de la télé japonaise, un acteur formidable, un réalisateur internationalement révéré. Et, s’il peint toujours des croûtes, celles-ci sont dorénavant accrochées à la Fondation Cartier. Quelque chose nous fait penser que cela ne l’a pas consolé…Aurélie Charon : Kitano et la peinture : viste à la Fondation Cartier avec Isabelle Gaudefroy, commissaire de l'exposition. Kitano au Japon : Rencontre avec Terutaro Osanai, qui a travaillé pour la rétrospective Kitano à Beaubourg. Kathleen Evin: En ce moment, au Forum des Halles, et jusqu’au 10 avril, une fois n’est pas coutume, allez donc flâner un peu, le nez en l’air : vous y verrez, accrochées en hauteur de très grandes, très belles et très saisissantes photographies. Sur fond noir, dans des couleurs sepia, des couples masculins sont saisis, dénudés et cadrés jusqu’à la taille. Certains sont beaux, d’autres pas, il y a des hommes agés, et de petits garçons, des peaux très blanches, des mordorées, des noires. Quelques uns s’enlacent, beaucoup se regardent, se sourient. Parfois les yeux sont fermés, les mains posées sur l’épaule. Une sensation de plénitude, de paix, de tendresse s’en dégagent. Les passants s’arrêtent, intrigués. Sur chaque photo, en bas, le titre de la série « Père et Fils

programmation musicale

Tomuya

La bicyclette ### Gil Scott Heron

Me and the devil ### M

Est-ce que c'est ça? ### liens

Takeshi Kitano, l'iconoclaste - rétrospective au Centre Pompidou

La Fondation Cartier

Le site de Grégoire Korganow

L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.