[scald=10521:sdl_editor_representation] Pour son livre : "Ils ne mouraient tous mais tous étaient frappés" journal de la consultation "Souffrance et travail" 1997-2008 Ceux qui prétendent que l'entreprise est un lieu d'inhumanité entièrement dévolu au rendement ont tort : désormais, dans certaines usines, la crise de nerfs des employés est prévue dans l'organisation du travail. Celui ou celle qui se met à trembler, à pleurer ou à crier est invité à aller s'allonger sur un lit pliant prévu à cet effet et à avaler une demi barrette de Lexomil. Dix minutes après il faut reprendre son poste. Madame Alaoui, que l'on vient d'entendre, filmée en 2006 par Sophie Bruneau et Marc-Antoine Roudil, semble pourtant ne pas s'en satisfaire. Ce film de 2006, qui avait fait un certain bruit, était inspiré de l'ouvrage de Christophe Dejours "Souffrance en France". Les réalisateurs avaient été autorisés à filmer certaines séances du centre d'accueil et de soins hospitaliers de Nanterre où existe, depuis 1997, une consultation "Souffrance et travail" créée en 1997 pat la psychosomaticienne Marie Pezé. Celle-ci publie aujourd'hui un livre, portant le même titre que ce film "Ils ne mouraient tous mais tous étaient frappés" et ce ne sont pas des animaux malades de la peste dont on nous parle mais bien d'humains, broyés moralement et physiquement par cette "orgie de violence" qu'est devenu le monde du travail. Martine Abat : Rencontre avec Fatima Elayoubi, femme de ménage, qui a été la patiente de Marie Pezé pendant plusieurs années. Fatima Elayoubi est arrivée du Maroc à l’âge de 35 ans et pour faire vivre sa famille elle s’est mise à faire le ménage, chez une multitude d’employeurs, des particuliers ou dans des bureaux, courant toute la journée d’un endroit à l’autre, jonglant avec les horaires, sautant d’un train de banlieue à un autre, samedis compris. Pendant 16 années. Et puis un jour c’est l’accident, elle tombe et se blesse pendant le travail, elle arrive dans votre consultation épuisée, en grande souffrance physique et morale, ne pouvant plus faire face et basculant déjà dans la précarité. Pendant cinq années elle viendra chaque semaine vous voir pour essayer de reconstruire une autre image d’elle-même très dévalorisée, elle qui à l’école au Maroc, avait acquis un bon niveau d’arabe littéraire mais qui n’a pas pu, en tant fille, continuer ses études. J’ai rencontré Fatima dans son salon, un petit b

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