Lydie Salvayre est ce soir l'invitée de l'Humeur Vagabonde pour "7 femmes : Emily Brontë, Marina Tsvetaeva, Virginia Woolf, Colette, Sylvia Plath, Ingeborg Bachmann, Djuna Barnes" paru le 4 avril 2013 aux éditions Perrin

"7 femmes"
"7 femmes" © Editions Perrin

Elfriede Jelinek a reçu le prix Nobel de littérature en 2004, une parmi les douze femmes honorées par l’académie suédoise sur les 109 distinctions décernées depuis 1901. Une reconnaissance mondiale qui n’a pas diminué chez cet écrivain, malmenée par la critique dans son pays d’origine, l’Autriche, un violent sentiment d’humiliation qu’elle exprimait ainsi, un an après le Nobel, sur France Culture. Jugée scandaleuse, voire obscène, son œuvre aurait-elle choqué autant si un homme l’avait signée ? Et même si, peu à peu, la place faite aux femmes en littérature s’élargit et se raffermit, n’est ce pas toujours, comme le dit Jelinek, par rapport à des critères masculins qu’elles sont jaugées et jugées ?

Folles, dépravées, sorcières, scandaleuses, hystériques, depuis toujours les femmes qui se mêlent d’écrire autre chose qu’un journal intime, et osent demander à être publiées à l’instar des hommes, n’ont pas manqué de qualificatifs, ni de mépris. Parfois elles choisissaient d’en finir en ouvrant le gaz ou en descendant à la rivière les poches pleines de cailloux. Mais aucune n’aurait pu vivre en renonçant à écrire. Lydie Salvayre nourrit le feu qui brûle en elle avec les pages de ces « allumées » qui l’accompagnent sans cesse. Elles sont sept, Emily Brontë, Marina Tsvetaeva, Virginia Woolf, Colette, Sylvia Plath, Ingeborg Bachmann et Djuna Barnes. Elle leur consacre un beau livre, intitulé « Sept Femmes », qui vient de paraître chez Perrin.

Le reportage de Galdys Marivat, à propos de Maria-Mercè Marçal

"Trois fois rebelle"
"Trois fois rebelle" © Editions Bruno Doucey

C'est la poète catalane la plus populaire de la deuxième moitié du 20e siècle. Une militante féministe engagée contre le franquisme et pour la défense de la langue catalane. C'est elle qui a traduit Yourcenar, Baudelaire et Colette en catalan. On lui doit les premiers poèmes dans cette langue sur l'homosexualité au féminin et aussi un roman, jamais traduit en France, "La passion selon Renée Vivien". Décédée en 1998 à l'âge de 45 ans, Maria-Mercè Marçal se disait "trois fois rebelle", puisque née femme, de basse classe et de nation opprimée. Une devise que l'on retrouve comme titre de l'anthologie qui nous parvient enfin en France grâce à la passion et à l'acharnement de Carles Torner , ancien directeur de l'institut Ramon Llull, pour les langues et cultures catalanes, d'Annie Bats , traductrice et de Bruno Doucey , éditeur. Que l'on entendra dans ce reportage avec les voix et la musique de Vanille Fiaux, Julie Duchaussoy et Jonathan Seilman de la compagnie Fitorio . Auteurs et interprètes de lectures musicales de "Trois fois rebelle", ils seront sur scène jeudi et vendredi soir à L'aire Libre à Saint-Jacques-de-la-Lande (35) dans le cadre du festival Mythos .

Les liens

Mythos "Festival des Arts de la Parole" Mythos “Festival des Arts de la Parole” à Rennes.

Les invités
Les références
L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.