Un an après que la Cour de Cassation a définitivement écarté la qualification de "terrorisme" et un mois avant le procès en correctionnel de huit membres du groupe, retour sur "l'affaire de Tarnac" avec Julien Coupat et Mathieu Burnel

Manifestations à Paris le 21 juin 2009 en soutien aux neuf personnes du "groupe de Tarnac" neuf personnes du "groupe de Tarnac" mises en examen dans le cadre de l'enquête sur des sabotages de lignes TGV à l'automne 2008
Manifestations à Paris le 21 juin 2009 en soutien aux neuf personnes du "groupe de Tarnac" neuf personnes du "groupe de Tarnac" mises en examen dans le cadre de l'enquête sur des sabotages de lignes TGV à l'automne 2008 © AFP / Miguel Medina

Personne n’a oublié ce 11 novembre 2018 où, devant les journaux télévisés du soir, la France héberluée se découvrait un terrible ennemi de l’intérieur : une grosse dizaine de jeunes gens, arrêtés à l’aube avec un déploiement de forces de police peu fréquent, dans un petit village de Corrèze, certains d’entre eux incarcérés, inculpés d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. Personne n’a oublié non plus qu’au fil des mois la police, la justice et les politiques qui nous avaient survendu l’affaire de Tarnac, se sont retrouvés confrontés à des mensonges patents, des preuves défaillantes et des irrégularités de procédure qui ont conduit, en janvier 2017, la Cour de Cassation à rejeter définitivement l’accusation de terrorisme.

Commencée sous Sarkozy, poursuivie avec Hollande, l’affaire dite de Tarnac trouvera dans un mois, sous Macron,  son épilogue judiciaire devant la 14è chambre du tribunal correctionnel de Paris. Huit personnes sont encore poursuivies, certaines pour avoir refusé des prélèvements adn, et deux accusées d’avoir tenté de saboter des caténaires de ligne TGV. Leur défense plaidera l’acquittement pur et simple, les preuves semblant faire défaut. Présenté par la police comme « le chef » de ce groupe d’amis, que la presse assimile volontiers au « comité invisible » auteur de trois livres d’analyse politique radicale parus aux éditions de La Fabrique, Julien Coupat sera à nouveau sous les projecteurs. Mais dix ans après leur apparition à la une de la presse, on ne sait toujours pas vraiment qui sont ces « invisibles »….

2008-2018 Textes et documents relatifs à l’affaire dite « de Tarnac » 

Comprendre l’affaire Tarnac  (Le Monde 07/05/2015) 

La justice écarte définitivement la qualification d’acte terroriste dans l’affaire de Tarnac  (Le monde 10/01/2017) 

Tarnac : la fin du fantasme terroriste (Libération 10/01/2017 ) 

Cinq dates clés dans l'affaire du groupe de Tarnac (L'express 10/01/2017) 

Les archives sonores diffusées ce soir:

L'avocate Marie Dosé , après l'abandon par la Cour de Cassation de la qualification de "terrorisme"  – France Culture 11/01/2017  

Journal de France 2 du 11.11.2008 

Conférence de presse du Procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin  le 14.11.2018  

Dominique NOGUERES, avocate, alors vice-présidente de la Ligue des Droits de l'Homme: Sous couvert de terrorisme, on peut mettre sous contrôle un nombre grandissant de personnes.  France Culture - Du grain à moudre 26/01/2009

François Sureau ,avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation :La découverte douloureuse de ces dix dernières années , ç'a été de voir que les libertés publiques  n’étaient plus défendues par ceux qui avaient la charge de le faire. France Culture -La grande Table 31.08. 2017 

La programmation musicale:

Jimmy Reed:Bright Lights big city 

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