Directeur artistique de l’Orchestre national de jazz CD « Shut up and dance » sortie septembre 2010 Le 21 à Strasbourg Le 25 au Chatelet à Paris.

Le jazz, on sait ce que c’est quand on l’écoute, nul ne peut confondre. Mais quant à en donner une définition… Même le grand Duke Ellington a du mal à renseigner ses amis sénégalais. C’est du rythme d’abord, donc de l’Afrique, mais après ça se mélange tellement qu’une chatte n’y reconnaitrait pas ses petits : du blues, de la soul, sans doute une trace de klezmer. Mais le Japon, là, c’est à en perdre son latin ! Le jazz, au bout du compte, c’est ce qu’on peut écouter des nuits entières sans voir les heures passer, qui vous rend triste et heureux de vivre en même temps, et qui fait que des musiciens venus du monde entier joueront ensemble en quelques minutes, sans partition et sans parler la même langue.

Qui d’entre vous savait que la France s’était dotée d’un orchestre national de jazz en 1986 ? Il est vrai qu’en 22 ans, neuf directeurs s’étaient succédé sans parvenir à donner une existence bien définie à l’ensemble. En 2008 Daniel Yvinec, lui-même bassiste, compositeur et producteur, a relevé le défi. Et, depuis, l’ONJ n’arrête plus de faire parler de lui : dix jeunes musiciens virtuoses, des artistes associés, chanteurs, compositeurs et arrangeurs ont donné naissance à quatre programmes originaux qui tournent en France et à l’étranger. Deux double CD ont été enregistrés : Around Robert Wyatt, en 2009, et Shut up and dance sorti en septembre 2010. Daniel Yvinec, directeur artistique de l’orchestre national de jazz est, ce soir, l’invité de l’Humeur vagabonde, une semaine avant une soirée exceptionnelle au Chatelet à Paris.

reportage

Par Grégoire Louis:

Rue des Lombards, je me suis promené rue des Lombards un soir, sous la pluie, et bravant les intempéries j’ai pu constater une longue file d’attente à l’entrée du Sunset-Sunside, un club mythique pour tous les amateurs de jazz, qui programmait ce soir-là André Manoukian en haut, et Eric Serra en bas. Une belle affiche, à l'occasion des 10 ans du Sunside.

J’ai donc attendu la fin de leurs concerts respectifs pour leur demander ce que c’est de jouer dans un club de jazz. Et tout de suite, vous allez l’entendre, on se rend compte que le club est aussi et surtout une affaire d’anecdote, et de souvenir. Désormais je peux dire avec eux « j’y étais ! ». Enfin, le troisième musicien que j’ai eue la chance de rencontrer à peine sorti de scène, c’est Michel Portal. C’était à la salle Pleyel il y a quelques jours, et si nous étions loin de l’ambiance embrumée du club, vous allez voir qu’il sait très bien de quoi il parle quand je lui demande un souvenir de club de jazz…

Les liens

Le Sunset - Sunside

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